Nos actualités associatives

Le Planning Familial 13 au coeur du debat

Il nous a été compliqué de réagir à partir de posts et de polémiques Facebook. Sans bien anticiper, nous avions d’ailleurs limité la réflexion à un slogan [1]. Les retombées de cette polémique nous ont dépassé-es.

Cependant, il nous faut réagir sur le fond, comme nous y enjoignent, et on peut le comprendre, un certain nombre d’adhérent-es, de sympathisant-es, d’internautes.

Une seule et bonne façon de s’émanciper ?

La société française a été et est traversée de manière particulière et sensible par des débats sur le port du voile, articulés à des inquiétudes et des peurs (sentiment de remise en cause de la laïcité, montée des intégrismes religieux). Cette actualité toujours renouvelée (rappelons-nous, entre autres, les arrêtés anti-burkini sur des plages de la Côte d’Azur) a fait du port du voile le signe emblématique de l’oppression des femmes. Les femmes portant un voile sont alors dépeintes soit comme des victimes soumises et passives, soit comme des opposantes actives à l’émancipation des femmes du fait de leur tenue vestimentaire et de ce à quoi cette tenue peut nous renvoyer. Le Planning Familial, est bien sûr lui aussi traversé par ces questions, nous ne sommes pas en dehors de la société mais nous refusons ces visions caricaturales.

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Communiqué du Planning 13

Le Planning Familial des Bouches-du-Rhône (13) est accusé de faire campagne pour le port du voile et de refuser de condamner l’excision dans un article relayé par le journal Marianne. Ces propos manipulés et diffamatoires se sont répandus sur les réseaux sociaux entrainant des commentaires haineux que nous avons dû supprimer.

Le Planning Familial 13, membre de la Confédération nationale du Planning Familial, est un acteur inconditionnel de la lutte contre les violences à l’encontre des femmes. Il agit depuis toujours et au quotidien pour défendre l’intégrité physique des femmes dans ses accueils individuels, et lors de toutes ses interventions. Il est engagé contre les mutilations sexuelles que peuvent subir toutes les femmes, et cela quelques soient leur origine ou religion. Il a depuis toujours participé à la lutte contre toutes les formes de violences sexuelles et contre les mariages forcés, avec de nombreux partenaires locaux.

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Soutien à la caisse de solidarité des avortements hors délai

AVORTER A L’ÉTRANGER, LE PARCOURS DE LA COMBATTANTE

En France la loi fixe le délai d’avortement à 3 mois de grossesse. Au-delà, une personne qui souhaite arrêter sa grossesse est obligée d’aller à l’étranger où la législation est différente et les délais plus longs dans certains pays. Encore faut-il pour cela qu’elle soit informée de cette possibilité et qu’elle en ait les moyens financiers et matériels.

Cette démarche engendre souvent bien des obstacles : difficulté à trouver comment et où faire l’avortement, stress de l’organisation du voyage, recherche d’un·e médecin bienveillant.e qui veuille bien faire un arrêt de travail, trouver une personne pour garder les enfants… On peut se retrouver à devoir en parler à ses proches alors qu’on ne voulait pas en subir les conséquences : jugement, menaces, etc. L’avortement à l’étranger a aussi un coût financier : en Espagne, l’IVG coûte entre 800 et 1200 euros. Comme le coût varie en fonction de l’avancement de la grossesse, il faut souvent organiser les choses très vite, ce qui rajoute du stress et des complications pour trouver l’argent.

Au Planning 13, nous rencontrons régulièrement des personnes qui sont hors délai pour un avortement. En 2016, nous avons reçu une trentaine de personnes à la permanence de Marseille et 65 appels sur la permanence téléphonique régionale Paca. Parmi ces femmes, certaines sont dans l’incapacité de payer les frais (avortement, transport, hébergement), c’est pourquoi nous avons mis en place une caisse de solidarité.

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Le Planning sort un référentiel sur l'éducation à la sexualité !

Ce référentiel présente la démarche proposée lors des séances d’éducation à la sexualité en s’appuyant sur une définition globale et positive de la sexualité.

Pour être en capacité de faire des choix éclairés permettant de bien vivre sa sexualité, il est nécessaire d’avoir accès à l’information et d’être accompagné.e pour aller au-delà des stéréotypes impliqués dans la construction des inégalités entre les sexes et les sexualités. Depuis plus de 60 ans, le Planning s’appuie sur une démarche d’éducation populaire afin de favoriser la prise de décision. L’éducation populaire intègre la dimension sexuelle. L’éducation à la sexualité fait donc intégralement partie des fondamentaux du Planning Familial qui l’a inscrite dans ses statuts et mise en pratique depuis ses débuts lors d’interventions scolaires. Le Planning Familial a construit son expertise à travers ses groupes de travail, les échanges avec les collectifs d’associations dont il est membre - dont le CAPE (Collectif des associations partenaires de l’école) - et les rencontres organisées avec des publics jeunes. À titre d’exemple, il rencontre chaque année près de 250 000 jeunes.

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Rapport d’activité 2017

Édito

Fin 2017, un flot de paroles des femmes se répand dans les réseaux sociaux et les médias à travers de nombreux pays sur les violences sexuelles quotidiennes qu’elles subissent, dans tous les milieux sociaux.

Pour 2018, le gouvernement français déclare grande cause nationale la lutte contre les violences faites aux femmes qui s’inscrit dans le cadre de la grande cause du quinquennat sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Intention louable, combat plus que nécessaire. Nous attendons les preuves concrètes de cet intérêt déclaré.

Agressions, harcèlement sexuel, violences obstétricales s’inscrivent dans un continuum de domination et de violences qui peuvent aller jusqu’au meurtre (160 femmes tuées en 2017). Suffit-il de gonfler l’arsenal juridique alors qu’un travail d’éducation, de sensibilisation et de formation des personnels de police, de justice, de l’éducation, du soin, etc., reste essentiel ?

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Non, on n'avorte toujours pas librement en France !

À le voir célébré ces derniers jours, comme un droit inébranlable veillé par Simone, on en oublierait presque une chose essentielle : nous ne sommes certainement pas toutes égales face à la liberté d'avorter. Oui, même ici, en France, en 2018. Le Planning Familial tire la sonnette d'alarme dans une tribune à Marie Claire.

Aujourd’hui, le magnifique film d’Agnès Varda, "L’une chante, l’autre pas", ressort en salles… Un film engagé, sorti en 1977, qui met en valeur les combats des femmes pour leur liberté à disposer de leur corps. Drôle de coïncidence, ce film réapparait au moment où Simone Veil est mise à l’honneur pour sa détermination à faire passer la première loi autorisant l’avortement en France.

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