Nos actualités associatives

Fermeture estivale 2026

Le Planning Familial 13 ferme ses portes du lundi 3 août au vendredi 14 août 2026.

Le numéro vert “IVG, Contraception, Sexualités” et le tchat de Parlons Sexualités restent ouverts tout l’été pour toute question ou besoin d’écoute :

0800 08 11 11

De 9h à 20h – Anonyme et gratuit

 

 

Une permanence est assurée au Centre de Planification du Centre Hospitalier du Pays d’Aix : 1, avenue des Tamaris, 13100 Aix-en-Provence

04 42 33 56 85

Du lundi au vendredi – De 14h à 15h45 – Sans rendez-vous

Toutes les infos à retrouver ici →

 

Lectures d'été 2026

Cet été, l’équipe du Planning Familial 13 vous embarque à travers une sélection de lectures vibrantes, féministes et profondément bouleversantes. Du refuge enneigé des forêts canadiennes à l'exploration des inégalités dans un monde de bots futuristes queer, en passant par les luttes ouvrières, les mémoires décoloniales, la poésie engagée et les solidarités trans et lesbiennes : ces ouvrages interrogent nos identités, nos deuils et nos histoires collectives. De quoi nourrir nos esprits, panser nos blessures et faire le plein de force pour la rentrée !

Livre Encabanée - Gabrielle Filteau-Chiba

 

Encabanée – Gabrielle Filteau-Chiba (2018)

Lassée par un quotidien aliénant, Anouk quitte Montréal pour s’installer dans une cabane abandonnée de la région du Kamouraska. Au milieu de l’hiver canadien, elle apprend peu à peu les gestes essentiels pour subsister en pleine nature et redonner du sens à son existence. Ce roman inaugure une trilogie qui explore la place de l'humain dans la Nature, que nous vous recommandons chaleureusement de poursuivre avec Sauvagine (2020) et Bivouac (2021).

Un bref instant de splendeur d'Ocean Vuong

 

Un bref instant de splendeur – Ocean Vuong (2019)

Rédigé sous la forme d’une lettre adressée à une mère analphabète qui ne la lira jamais, ce roman retrace l'histoire d'une famille marquée par les traumatismes de la guerre du Vietnam. À travers une écriture poétique et poignante, l'auteur explore la schizophrénie d'une grand-mère, la violence intrafamiliale, mais aussi la découverte du désir, de l'homosexualité et le pouvoir réparateur des mots.

 

Toutes nos larmes - L'antiféminisme et la mort de Clovis Maillet Monory

Toutes nos larmes - L'antiféminisme et la mort – Clovis Maillet Monory (2026)

À partir de la mort d’une mère écrasée par l’antiféminisme et dissoute dans l’eau d’un fleuve, d’un texte retrouvé dans les affaires personnelles de la défunte et du surgissement des souvenirs de ce qui a été vécu dans l’enfance, ce livre veut penser la condition sociohistorique des femmes et des minorités de genre qui subissent la violence et vivent avec les mortes. D’une intensité bouleversante, l’enquête familiale et historique de Clovis Maillet Monory entrelace avec brio nos deuils intimes et collectifs.

 

Un soupçon de crachat – Pat Parker (2026)

Sa poésie est farceuse et documentaire : elle y déploie son esprit tranchant et sa voix sardonique pour dénoncer les injustices et les violences produites par le racisme, le sexisme, l'homophobie et la négligence étatique. Convaincue de la possibilité du changement social, l'autrice nous invite à construire la solidarité politique à travers les différences et à honorer la puissance réparatrice de la sororité noire et du désir lesbien.

 

Grève de masse, parti et syndicat – Rosa Luxemburg (1906)

Cet essai politique majeur analyse les enseignements de la révolution russe de 1905 pour repenser la stratégie du mouvement ouvrier européen face au réformisme. Un classique indispensable pour se rappeler la force des luttes collectives, redonner de l'élan à nos engagements et faire le plein d'énergie militante pour attaquer la rentrée face au fascisme (disponible gratuitement en ligne sur ce lien).

 

Pardonner à nos mères – Claire Richard (2026)

Une exploration du lien mère-fille à l'aune des apports féministes. À travers son récit intime et une enquête auprès de 150 femmes, l’autrice explore la peur qu'ont les filles de devenir comme leur mère, non comme un simple conflit psychologique, mais comme l’effet du patriarcat dans les familles et de la violence que les femmes subissent, voire reproduisent, depuis des générations.

 

Transatlantique – Camille Corcéjoli (2025)

Un road trip porté par l’amitié, la joie et la tendresse. Alex embarque pour les États-Unis avec Louise, Djo et Harli, ses ami·es de toujours, dans un voyage durant lequel il va se défaire de ses seins. La double narration dynamique nous invite à partager ce quotidien à travers des dialogues particulièrement enlevés où la joie l’emporte, tout en nous propulsant dans des scènes du passé, à l'image de la réalité de la violence transphobe... et de la poésie.

 

Les Semeuses – Diane Wilson (2025)

Un superbe roman qui retrace le parcours de quatre générations de femmes de la tribu Dakhóta qui renouent avec leur passé enfoui. Descendantes de lignées brisées par le colonialisme, ces femmes à l’âme d’acier se révèlent liées par la culture des graines – un savoir-faire transmis de génération en génération. Car ces graines sont autant de promesses d’espoir et de vie renouvelées, malgré la misère, l’injustice et les deuils.

 

Il n'y aura pas de sang versé – Maryline Desbiolles (2026)

Rien ne les destinait à se rencontrer, sinon le besoin de gagner leur vie : Toia la Piémontaise arrive à Lyon en diligence, ne sachant ni lire ni parler le français, pas plus que Rosalie Plantavin, dont l’enfant est resté en pension dans la Drôme, où sévit la maladie du mûrier. La pétillante Marie Maurier vient de Haute-Savoie. Seule Clémence Blanc est lyonnaise : elle a déjà la rage au cœur après la mort en couches de l’amie avec qui elle partageait un minuscule garni, rue de la Part-Dieu.

 

Le Ventre de la forêt – Marie Hélène Poitras (2024)

À Noirax, les hommes font régner leurs lois depuis des décennies. Mais lorsque Aliénor, une jeune femme libre et déterminée à faire toute la lumière sur ses origines, fait son entrée dans le domaine de la Malmaison, le quotidien de la famille patriarcale est bouleversé. Tandis que se craquelle le vernis de la légende familiale, les femmes se rappellent au souvenir de tous pour faire tomber les masques et écrire leur propre histoire.

 

La Séquence Aardtman – Saul Pandelakis (2021)

Dans ce monde futuriste, deux récits se succèdent : celui de Roz, un homme transgenre qui se réveille à bord d’un vaisseau spatial autogéré, et celui d’Asha, une bot transgenre qui épouse la cause des bots en étudiant l’incarnation des intelligences et leur finitude. Quand l’IA du vaisseau de Roz vrille de manière inexplicable, une connexion inattendue s’établit entre ces deux êtres que tout séparait.

Là où les chiens aboient par la queue – Estelle-Sarah Bulle (2018)

 

Là où les chiens aboient par la queue – Estelle-Sarah Bulle (2018)

Dans la famille Ezéchiel, c'est Antoine qui mène le jeu, et sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis les années 50 : l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'irruption du roi béton, la poésie piquante du créole, et l'inéluctable exil vers la Métropole…

Un autre pays – James Baldwin (1962)

 

Un autre pays – James Baldwin (1962)

Né du suicide tragique d'un jeune homme noir écrasé par le racisme et l'humiliation du monde cruel des Blancs, ce drame est le point de départ d’une œuvre émouvante, violente et passionnée. À travers la disparition de Rufus Scott, le roman suit des personnages à la recherche d’eux-mêmes et du bonheur, qui tentent désespérément de renverser les barrières de la ségrégation raciale et des conventions bourgeoises.

Communiqué de presse - Notre présence au Delta Festival

Marseille, le 22 juillet 2026

Le retrait massif de collectifs, artistes et d'associations marseillaises suite aux révélations de violences sexuelles commises au sein du Delta Festival sont un des signes que la honte change de camp et que ces agissements ne sont plus tolérables.

Les violences sont rarement un acte isolé et individuel, elles sont le plus souvent permises par une organisation collective, des signaux ignorés, des paroles non écoutées, des mesures non prises, des témoins qui restent passifs. Cet événement vient à nouveau mettre en lumière la nécessité que toutes les organisations luttent en leur sein contre les violences en se dotant de protocoles internes efficaces de prévention et de lutte contre les violences et harcèlements sexuels et sexistes.

Les milieux festifs sont des endroits particulièrement à risque pour des comportements sexistes et violents auprès des femmes et minorités de genre : autour de 45% des tentatives et agressions sexuelles se produisent en contexte de sociabilité festive (étude 2024, Ministère de l'Education supérieure et de la recherche).

Le Planning Familial 13 a décidé de maintenir sa présence au Village Santé du festival dans un but précis :  assurer avant tout la protection et l’écoute des victimes de violences sexistes et sexuelles. Nous faisons le choix d'une présence féministe sur le terrain à travers des stands d’information et de prévention. Nous réaffirmons notre engagement d’accueillir inconditionnellement la parole des victimes et de promouvoir la santé sexuelle et affective auprès des festivalier·es.

Par ce communiqué, nous apportons tout notre soutien aux victimes et nous appelons fermement l’organisation du Delta Festival à aller au bout de l’enquête engagée et à mettre en place des mesures internes effectives permettant une réelle prévention et prise en charge des violences.

 

Le Planning Familial des Bouches du Rhône

 

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Les conseillères du Planning Familial répondent
directement à vos questions de manière confidentielle.

 

En savoir plus sur nos permanences d’écoute →

Le rapport d'activité 2025 est sorti !

Le rapport d'activité 2025 a été présenté aux adhérents et adhérentes présentes lors de l'Assemblée Générale du PF13 ce vendredi dernier. Pour y jeter un coup d’œil, c'est par ici !

Cette année, focus sur le développement des compétences psychosociales dès l'enfance, dans les différentes activités du PF13, pour lutter contre les violences.

DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES PSYCHOSOCIALES POUR PRÉVENIR LES VIOLENCES

La rencontre avec les jeunes, de l’école à l’université, mais aussi dans les structures sociales et associatives, constitue l’une des missions fondamentales du Planning Familial. À travers le Programme de développement affectif et social (ProDAS) et les séances d’Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVAR.S), notre association agit au quotidien pour renforcer les compétences psychosociales (CPS) des enfants, des adolescents et adolescentes et des jeunes adultes.

Ces compétences — conscience de soi, capacité à entrer en relation, expression des émotions, esprit critique ou encore respect de soi et des autres — se construisent tout au long de la vie. Développées dès le plus jeune âge, elles constituent un levier essentiel pour favoriser le bien-être, prévenir les discriminations et lutter contre toutes les formes de violences.

L’année 2025 a marqué les 20 ans du ProDAS en France. À cette occasion, nous avons organisé un colloque réunissant 70 participants et participantes — enseignants, travailleurs sociaux, représentants de l’ARS, de l’AP-HM et de la Ville de Marseille — autour des enjeux du développement affectif et social des jeunes.

Depuis vingt ans, ce programme pédagogique accompagne les professionnels dans la mise en œuvre d’actions favorisant l’épanouissement des enfants et des jeunes autour de trois dimensions essentielles : la conscience de soi, la réalisation de soi et les interactions sociales. Dans les Bouches-du-Rhône, 1 034 professionnels ont été formés et 7 438 personnes ont bénéficié directement du programme.

L’apprentissage des compétences psychosociales participe pleinement à l’approche globale et positive de la sexualité. Elles permettent à chacun et chacune d’accéder à une vie affective et sexuelle choisie, consentie, respectueuse, épanouie et en bonne santé. En donnant des espaces de parole, d’écoute et de réflexion, elles
contribuent à déconstruire les stéréotypes de genre, à promouvoir l’égalité et à prévenir les violences sexistes et sexuelles.

La rentrée 2025 marque également une avancée importante : l’EVAR.S* devient une discipline à part entière de l’Éducation nationale, de la maternelle au lycée. Cette reconnaissance vient confirmer l’importance de ces actions éducatives dans la construction d’une société plus égalitaire et plus respectueuse.

Alors que les violences sexistes et sexuelles demeurent massives en France, le Planning Familial réaffirme son engagement en faveur du développement des compétences psychosociales et d’une approche globale, positive et émancipatrice de la vie affective et sexuelle. Parce que apprendre à se connaître, à respecter l’autre, à exprimer ses limites et à reconnaître celles des autres constitue un fondement essentiel de la prévention des violences.

* On parle d’EVARS (Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité) pour tous
et toutes sauf en école élémentaire où l’Éducation nationale propose aux élèves uniquement de l’EVAR (Éducation à la vie affective et relationnelle).

L’assemblée générale approche, adhérez si ce n’est pas déjà fait !

L’Assemblée générale du Planning Familial 13 approche, elle aura lieu ce vendredi 19 juin à 18h dans les locaux du Planning ! Nous vous y attendons nombreux et nombreuses.

C’est aussi le moment d’adhérer ou de renouveler son adhésion pour 2026 afin de participer à la vie de l’association et soutenir ses actions.

Pourquoi adhérer ?

Adhérer au Planning Familial 13, c’est avant tout soutenir un mouvement féministe, militant et indépendant, engagé dans la défense des droits sexuels et reproductifs, la lutte contre les violences, les discriminations et toutes les formes d’oppression.

Les adhésions permettent au Planning de préserver son indépendance, de développer et pérenniser ses actions, de porter plus fortement ses positions dans le débat public et de continuer à accompagner les personnes qui en ont besoin.

Adhérer, c’est aussi affirmer son soutien à une société plus égalitaire, à la défense des droits des femmes et des minorités de genre, à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’aux combats pour l’accès à l’avortement, à la contraception et à l’éducation à la sexualité.

Dans un contexte politique marqué par des remises en question des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, soutenir des associations comme le Planning Familial est plus que jamais essentiel.

À quoi sert l’Assemblée générale ?

L’Assemblée générale est un moment important de la vie associative. Elle permet de faire le bilan des actions menées, d’échanger autour des projets à venir, de réfléchir collectivement aux enjeux militants et politiques actuels et de participer aux orientations de l’association.

C’est aussi un espace de rencontre, de discussion et de mobilisation collective.

Adhérer, c’est aussi participer

Le Planning Familial 13 est un lieu de réflexion, de transmission et d’action collective. Si une grande partie des projets est portée par l’équipe salariée, de nombreuses initiatives existent grâce à l’implication des bénévoles et des adhérent·es.

Les actions menées sont multiples : accompagnement autour de l’IVG, stands d’information et de prévention, débats et projections, animation des réseaux sociaux et du site internet, groupes de discussion, formations ou encore actions militantes de terrain.

Le Planning reste également ouvert aux nouvelles propositions et aux envies d’engagement. Chacun et chacune peut participer à l’organisation d’événements, proposer des groupes de parole, imaginer des actions de sensibilisation ou soutenir certaines luttes spécifiques.

Adhérer, c’est se tenir informer

L’adhésion permet également de recevoir les actualités du Planning Familial 13 : événements, formations, manifestations, rencontres, projections, stages d’autodéfense, débats ou actions menées avec des partenaires associatifs et militants.

Autant d’occasions de se rencontrer, d’échanger, de réfléchir ensemble et de faire vivre les luttes féministes au quotidien.

Les adhésions contribuent directement au maintien et au développement des actions de l’association, notamment l’accueil et l’accompagnement des personnes, les interventions en milieu scolaire, les actions de prévention ou encore le soutien à la caisse de solidarité pour les avortements hors délais.

Adhérer, c’est donner de la force à un mouvement collectif et permettre au Planning Familial 13 de continuer à agir sur le terrain.

Adhérer en 2026

Le bulletin d’adhésion est disponible auprès du Planning Familial 13 et l’adhésion peut également se faire en ligne via HelloAsso.

(Pour les particuliers, l’adhésion ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé, dans la limite prévue par la législation en vigueur.)

Les 70 ans du Planning Familial : une histoire de luttes, de droits et de résistances

Cette année, le Planning Familial célèbre ses 70 ans d’existence ! Soixante-dix années de combats pour les droits sexuels et reproductifs, pour l’accès à la contraception et à l’IVG, pour l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, mais aussi pour l’émancipation et l’autonomie de toutes et tous.

À l’heure où les attaques politiques et les coupes budgétaires fragilisent les associations de terrain, cet anniversaire rappelle une réalité essentielle : le Planning Familial n’est pas seulement une association historique, c’est une mission de service public, un réseau militant vivant et un acteur incontournable de la défense des droits.

Une histoire née de l’urgence sociale

Pour comprendre la création du Planning Familial, il faut revenir au contexte des années 1950. Depuis la loi de 1920, la « provocation à l’avortement » ainsi que toute propagande anticonceptionnelle sont interdites en France. Non seulement l’IVG est illégale, mais il est également interdit d’informer sur les moyens contraceptifs.

Cette politique nataliste plonge de nombreuses femmes et familles dans des situations dramatiques. En 1955, la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé prend publiquement position après un fait divers tragique : l’affaire des époux Bac. Ce couple précaire est poursuivi après la mort de leur nourrisson, dans un contexte d’épuisement, de grossesses rapprochées et de grande détresse sociale. La mère, confrontée à une dépression post-partum alors qu’elle attend son cinquième enfant, laisse mourir son bébé faute de pouvoir faire face.

Lors du procès, la gynécologue défend le couple et dénonce la responsabilité de la loi de 1920 dans ces drames. Dans son cabinet, elle voit également les conséquences des avortements clandestins, qui mettent quotidiennement en danger la santé et la vie des femmes.

En 1956 naît alors « La Maternité Heureuse », ancêtre du Planning Familial. Le mouvement rassemble principalement des femmes issues de milieux bourgeois et intellectuels, souvent mères de famille, qui revendiquent le droit pour les couples de choisir le moment de leurs grossesses. À cette époque, le terme de féminisme n’est pas encore revendiqué publiquement, notamment pour des questions de respectabilité sociale. Pourtant, les questions de liberté, d’autonomie des femmes et d’indépendance traversent déjà leurs réflexions.

Le mouvement s’appuie progressivement sur des réseaux militants, laïques, protestants, francs-maçons, ainsi que sur des professionnel·les de santé. Dès la fin des années 1950, il devient une fédération d’associations départementales rattachée à un mouvement international.

Les premiers centres : informer malgré l’interdit

En 1961, le premier centre de Planning Familial ouvre à Grenoble. Ces lieux accueillent des femmes et des couples pour les écouter, les informer et les accompagner. Les personnes sont d’abord reçues par des hôtesses d’accueil qui assurent écoute et conseil, avant des consultations avec des médecins.

À cette époque, certains contraceptifs sont encore commandés à l’étranger : l’action du Planning Familial reste semi-clandestine. Très vite, le mouvement se développe sur l’ensemble du territoire avec l’ouverture de centres et l’augmentation du nombre d’adhérentes et d’adhérents.

Le Planning Familial porte alors une revendication centrale : permettre l’accès à une contraception choisie et à une information fiable.

Une association militante et féministe

Dans les années 1960, le Planning Familial mène une lutte décisive pour la légalisation de la contraception. La loi Neuwirth de 1967 constitue une victoire importante, même si ses limites déçoivent une partie des personnes qui militent : les contraceptifs ne sont pas remboursés et les personnes mineures de moins de 20 ans restent exclues.

Dans les années 1970, le mouvement poursuit son engagement pour l’accès effectif à la contraception, à l’IVG et à l’éducation sexuelle. Le Planning Familial devient alors un acteur majeur des luttes féministes.

Le féminisme est officiellement inscrit dans les statuts du Mouvement Français pour le Planning Familial en 1983. À partir des années 1980, de nouvelles thématiques émergent : prévention du VIH et des IST, lutte contre les violences, défense des droits LGBTQIA+, accueil inconditionnel de toutes les personnes, y compris les personnes trans.

Le Planning Familial reste aujourd’hui un tissu militant vivant, présent dans les mobilisations féministes et engagé sur les questions de genre, d’égalité et de droits.

Un réseau indispensable

Le Planning Familial représente aujourd’hui plus de 2 000 personnes, qu’elles soient militantes, salariées et bénévoles partout en France. C’est une importante tête de réseau, un maillage territorial essentiel et un acteur de première ligne sur les questions de contraception, d’IVG et d’éducation à la sexualité.

L’association remplit une véritable mission de service public :

  • accès à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ;
  • accès aux droits sexuels et reproductifs ;
  • accompagnement autour de la contraception et de l’IVG ;
  • accueil, écoute et orientation des personnes ;
  • prévention des violences et des discriminations.

Mais le Planning Familial est aussi une association militante qui porte des plaidoyers, participe aux mobilisations et défend une vision féministe de la société.

Des attaques politiques et budgétaires inquiétantes

Malgré son rôle essentiel, le Planning Familial fait aujourd’hui face à des menaces importantes.

Dans plusieurs territoires, des coupes budgétaires fragilisent les structures locales. Dans la Drôme, par exemple, la réduction des financements départementaux entraîne la fermeture de Centres de Santé Sexuelle et une diminution des moyens alloués au Planning Familial.

Ces décisions ne sont pas anodines. Elles touchent directement l’accès aux droits des personnes bénéficiaires.

Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a plus d’association de proximité ? Plus de lieu d’écoute ? Plus d’accompagnement pour les jeunes, les femmes, les personnes précaires ou isolées ?

Le financement local constitue aujourd’hui le levier pour de nombreuses associations départementales.

Ces attaques s’inscrivent également dans un contexte plus large d’offensives politiques nationales et internationales contre les droits sexuels et reproductifs. Les questions d’éducation à la sexualité, de genre ou encore les débats autour des prétendues « théories du genre » sont devenus des fronts d’attaque récurrents.

Pourtant, depuis 70 ans, le Planning Familial continue de défendre l’accès aux droits, l’autonomie des personnes et l’égalité.

Continuer à lutter

Depuis 70 ans, le Planning Familial évolue et se transforme tout en restant fidèle à son engagement historique : permettre à chacune et chacun de disposer librement de son corps, de ses choix et de sa vie.

Aujourd’hui encore, l’association joue un rôle majeur dans les luttes féministes, la défense de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), l’accès à la contraception et à l’IVG, ainsi que l’accueil inconditionnel de toutes les personnes.

Face aux attaques politiques, aux offensives contre les droits sexuels et reproductifs et aux fragilisations budgétaires des associations de terrain, le Planning Familial demeure un maillage indispensable sur les territoires. Soutenir le Planning Familial, c’est défendre un accès égalitaire aux droits, à l’information, à la santé et à l’émancipation, tout en rappelant qu’aucun droit n’est définitivement acquis.

L’EVARS : pourquoi former à la vie affective, relationnelle et sexuelle ?

Depuis les années 1970, Le Planning Familial intervient dans les écoles, collèges, lycées, Maisons Familiales et Rurales ou encore Instituts Médico-Éducatifs pour animer des séances d’éducation à la sexualité.

Ces temps d’échange, adaptés à l’âge des enfants et des jeunes adultes, ont pour objectif de compléter l’éducation donnée par les familles, de les aider à faire le tri parmi les nombreuses informations qu’ils et elles reçoivent, et de leur offrir un espace de parole fondé sur la confiance, l’écoute et la confidentialité.

À la rentrée 2025, un nouveau programme national est entré officiellement en application : l’EVAR/EVARS. Il marque une reconnaissance institutionnelle forte de l’importance de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle mais aussi du besoin de former les professionnels de l’Éducation nationale à ces enjeux.

EVAR, EVARS : de quoi parle-t-on ?

Le programme national distingue désormais deux volets complémentaires :

> L’EVAR (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle) pour l’école maternelle et élémentaire ;

> L’EVARS (Éducation à la la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité) pour le collège et le lycée.

Ce programme s’inscrit dans le cadre défini par Organisation mondiale de la Santé et par la Convention internationale des droits de l’enfant, qui rappellent l’obligation des États de protéger les enfants, notamment contre les violences et les abus sexuels.

L’éducation à la vie affective et sexuelle ne relève donc pas uniquement d’un “plus” éducatif : elle touche directement :

  • au droit à la santé,
  • au droit à l’information,
  • au droit à l’éducation,
  • et au droit de disposer librement de son corps.

Elle constitue aussi un levier essentiel pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, prévenir les discriminations, favoriser l’égalité entre les genres et les orientations sexuelles, et permettre aux jeunes de construire des relations respectueuses et consenties.

Une obligation légale encore trop peu appliquée

La loi du 4 juillet 2001 prévoit déjà trois séances annuelles d’éducation à la sexualité par niveau scolaire, de l’école au lycée. Pourtant, dans les faits, cette obligation reste encore très inégalement appliquée sur le territoire.

Cette question apparaît d’autant plus importante que plusieurs études montrent que les premières violences sexuelles surviennent souvent très tôt dans l’enfance. L’âge moyen des premières violences sexuelles se situe autour de 8 à 9 ans selon plusieurs enquêtes de santé publique, alors même que les discussions autour de la sexualité restent souvent tardives dans les parcours scolaires.

L’enjeu est donc aussi préventif : donner aux enfants des mots, des repères et des ressources pour comprendre ce qu’ils vivent, identifier des situations de violence et savoir vers qui se tourner.

Comment se déroulent les séances ?
Les interventions proposées par le Planning Familial reposent sur une démarche d’éducation populaire : chaque personne est considérée comme porteuse de savoirs construits à partir de ses expériences et de ses représentations.

Les séances se font en présence d’un ou d’une enseignante de l’établissement, elles durent généralement entre 1h et 2h, elles peuvent se faire en classe entière ou en demi-groupe, en groupes mixtes ou non.

Les questions abordées sont d’abord celles des enfants et des jeunes eux-mêmes, mais les personnes qui animent peuvent également ouvrir la discussion à partir de différents supports ou thématiques.

Parmi les sujets fréquemment abordés :

  • le consentement,
  • les relations affectives,
  • les stéréotypes de genre,
  • le sexisme et l’homophobie,
  • la prévention du VIH et des IST,
  • la contraception et l’IVG,
  • les violences sexuelles,
  • les usages d’internet et des réseaux sociaux,
  • ou encore les représentations véhiculées par la pornographie.

Ces espaces permettent de poser des questions sans jugement, d’apprendre à écouter les autres et de développer un regard critique sur les normes sociales et les informations circulant en ligne.

Former aussi les professionnels

L’un des enjeux majeurs du nouveau programme EVAR/EVARS est également la formation des personnels éducatifs.

Dans ce cadre, le Planning Familial participe déjà à des formations destinées aux pros de l’Éducation nationale sur la base du volontariat des personnes en lien avec les académies et les structures de formation.

Les objectifs sont notamment de comprendre le programme EVAR/EVARS et sa progressivité, d’adopter une posture professionnelle adaptée, d’inscrire son action dans un cadre éthique et réglementaire et d’intégrer les enjeux d’égalité dans les pratiques éducatives.

Pour autant, le Planning Familial maintient que l'intervention d’une personne extérieure lors de ces séances apparaît souvent précieuse pour permettre une parole différente, parfois plus libre, sur ces sujets sensibles.

Et les parents dans tout ça ?
Parler de vie affective et sexuelle avec ses enfants n’est pas toujours simple. Pourtant, il est essentiel que les jeunes puissent trouver des réponses adaptées à leurs questions.

Les parents peuvent participer à des temps d’échange organisés avec les établissements scolaires, venir parler de leur difficulté lors des permanences du Planning Familial, ou simplement être accompagnés pour trouver des mots adaptés selon l’âge de leur enfant.

L’éducation à la vie affective et sexuelle concerne toute la communauté éducative !

Aller plus loin

> Programme EVAR/EVARS sur Éduscol
> Parlons Sexualités
> Le Planning Familial

WEBINAIRES GRATUITS À DESTINATION DES PROFESSIONNEL·LE·S DE SANTÉ

Le Planning Familial des Bouches-du-Rhône, grâce au soutien de l'Agence Régionale de Santé, organise 4 webinaires à destination des professionnel.le.s de santé dans le but de les sensibiliser à différents enjeux de la santé sexuelle.

Les webinaires porteront sur les sujets suivants :

Le jeudi 17 septembre de 18h à 20h - Contraception : S'adapter à la personne et aux demandes émergentes de contraception.

  • Identifier les représentations et les normes contraceptives
  • S’informer sur les enjeux d’accompagnement concernant les contraceptions testiculaires, définitives et dites « naturelles »
  • Repérer, dans l’accompagnement contraceptif, la complémentarité entre soignant.es et conseillèr.e.s du Planning Familial 13

Le jeudi 24 septembre de 18h à 20h -Transidentités : Améliorer l’accompagnement des personnes trans et en questionnement de genre dans le soin.

  • Identifier les représentations sur les personnes trans et  l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • S’informer sur la transidentité et sur les postures favorables à l’accompagnement des personnes trans
  • Découvrir des structures et dispositifs ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Le jeudi 1er octobre de 18h à 20h - Grossophobie : Améliorer l’accompagnement des personnes grosses dans le soin.

  • Identifier les représentations sur les personnes grosses et l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • S’informer sur le vécu des personnes concernées et repérer les enjeux d’un accueil inclusif
  • Découvrir les ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Le jeudi 8 octobre de 18h à 20h - Handicap : Favoriser l’accès à la santé sexuelle des personnes en situation de handicap.

  • Identifier les représentations sur les personnes en situation de handicap et  l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • Repérer les enjeux de l’accompagnement et les éléments de cadre légal
  • Découvrir des structures et dispositifs ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Lien vers l'inscription

Faire une IVG au Planning Familial : un droit, un choix, notre combat

Aujourd'hui, l’avortement reste un sujet de société qui suscite débats, tensions et prises de position. Pourtant, une réalité demeure : chaque personne est libre de disposer de son corps et de ses choix.

Au Planning Familial, nous défendons un accès à l’IVG libre, gratuit et sans restriction pour toutes et tous. Ce combat est historique, mais en 2026, il reste plus que jamais nécessaire.

Un peu d’histoire : de l’ombre à la Constitution

Le droit à l’avortement en France est le fruit de luttes longues et courageuses. En 1971, 343 femmes signent un manifeste en déclarant avoir avorté alors que cela était illégal, brisant le silence et le tabou. Quelques années plus tard, en 1975, la loi portée par Simone Veil dépénalise l’IVG.

Les avancées se poursuivent ensuite : en 2013, l’intervention est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie. En 2022, le délai légal est allongé à 14 semaines de grossesse et le délai de réflexion est supprimé, facilitant l’accès effectif à ce droit.

Le 4 mars 2024 marque une étape historique supplémentaire avec l’inscription de la « liberté garantie » d’avorter dans la Constitution française. Une reconnaissance forte, qui protège ce droit face aux remises en question.

Un pas de plus en Europe : “My Voice, My Choice”

Début mars 2026, la Commission européenne a adopté l’initiative citoyenne “My Voice, My Choice”. Cette avancée vise à soutenir les personnes qui ne peuvent pas avorter en toute sécurité dans leur pays, en facilitant leur accès aux soins dans un autre État membre.

Cependant, cette décision reste incomplète. Si les États sont désormais autorisés à mobiliser des fonds sociaux européens pour financer ces parcours, aucun budget spécifique n’a été alloué. La mise en œuvre dépend donc de la volonté politique de chaque pays.

Le risque est réel : certains États pourraient refuser d’utiliser ces financements pour l’IVG. Le combat continue donc pour transformer ce soutien symbolique en un droit réellement accessible.

L’IVG en pratique : ce qu’il faut savoir

En France, l’IVG est aujourd’hui gratuite, accessible sans justificatif et peut être réalisée de manière anonyme, y compris pour les personnes mineures.

Deux méthodes existent :

  • l'IVG médicamenteuse repose sur la prise de deux médicaments à 24 à 48 heures d’intervalle, permettant d’interrompre la grossesse ;
  • l'IVG instrumentale est pratiquée en établissement de santé et consiste en une aspiration du contenu de l’utérus sous anesthésie.

Il est important de le rappeler : l’avortement n’est pas un échec de parcours ! La majorité des personnes ayant recours à une IVG utilisaient un moyen de contraception. Et au cours de leur vie, une femme sur trois y aura recours.

En 2024, plus de 251 000 IVG ont été réalisées en France. Ces chiffres montrent que les IVG font partie des réalités de vie, et ne sont pas des exceptions.

L'accompagnement au Planning Familial 13

Le Planning Familial de Marseille est à la fois un lieu d’écoute et un centre de santé sexuelle. Des conseillères conjugales et familiales y assurent des permanences, tandis que des médecins, gynécologues et sages-femmes proposent des consultations médicales.

Lorsqu’une personne souhaite réaliser une IVG au Planning, elle est d’abord reçue pour un entretien avec une conseillère. Cet échange permet d’aborder la situation, de répondre aux questions et d’accompagner la décision.

Les IVG médicamenteuses sont ensuite réalisées chaque semaine lors d’une matinée dédiée. L’accueil débute par un temps collectif d’échange, pensé comme un espace de parole et de soutien, avant une consultation médicale individuelle au cours de laquelle le premier médicament est administré.

Si une personne ne souhaite pas participer au temps collectif, une orientation vers un autre établissement peut être proposée afin de respecter au mieux ses besoins.

Les personnes mineures peuvent également être accompagnées dans le respect du secret. Le Planning Familial dispose d’un réseau de bénévoles formés pouvant accompagner à l’hôpital et représenter la personne majeure requise, afin de garantir un accès effectif à ce droit.

Les conseillères du Planning Familial répondent aussi à toutes vos questions de manière confidentielle par téléphone au 0 800 08 11 11, un numéro anonyme et gratuit, du lundi au samedi de 9h à 20h.

IVG en delais depassés : Parlons-en !

Malgré le cadre légal, certaines personnes dépassent le délai de 14 semaines. Cette situation concerne chaque année au moins 5 000 personnes en France, bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Dans ces cas-là, des solutions existent à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en Espagne, où les délais sont plus longs. Mais ces démarches impliquent des coûts importants, ainsi qu’une organisation souvent lourde et éprouvante.

Pour répondre à cette réalité, le Planning Familial a mis en place une Caisse IVG hors délais. Celle-ci permet d’aider à financer les déplacements et les interventions, afin que le manque de moyens ne soit pas un obstacle à l’accès à l’IVG.

Soutenir la Caisse IVG hors délais

Cette caisse repose sur un principe simple : la solidarité. Elle est alimentée par les dons des personnes adhérentes et des sympathisantes, qui souhaitent soutenir ce droit.

Il est possible de contribuer en ligne via HelloAsso, de manière ponctuelle ou mensuelle. Les dons peuvent également être effectués par chèque à l’ordre du Planning Familial 13, en précisant “Caisse de solidarité”, ou en espèces directement au local situé au 106 boulevard National à Marseille.

Soutenir cette caisse, c'est permettre à des personnes de faire un choix qui leur appartient,

quelles que soient leur ressources. 

Des événements sont régulièrement organisés pour soutenir cette caisse et créer des espaces de rencontre ! Ces moments sont l’occasion de s’informer, d’échanger et de contribuer à cette mobilisation collective.

Pour suivre les prochains événements et les actualités, le Planning Familial partage toutes les informations sur ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram.

Lien vers Caisse IVG Délais Dépassés : Solidarité pour les avortements hors délai en 2026

Rappel juridique

En France, entraver une IVG, c’est-à-dire tenter d’empêcher ou de dissuader une personne d’y recourir, constitue un délit. La loi prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Votre choix est un droit, et il est protégé !

Pour aller plus loin:
  • Le podcast Parler d’IVG
  • Les films "Levante" réalisé par Lillah Halla et "Une affaire de femmes" réalisé par Claude Chabrol
  • Le documentaire "Simone Veil, une loi au nom des femmes" réalisé par Dominique Missika

 

 

Au Planning Familial : un accueil inconditionnel pour toutes et tous

Au Planning Familial, une idée guide chacune de nos actions : tout le monde doit pouvoir être accueilli, écouté et accompagné, sans condition.

Cela signifie concrètement que chaque personne peut pousser la porte, quels que soient son âge, son orientation sexuelle, son identité de genre, sa situation administrative ou sociale, ses avis politiques. Il n’est pas nécessaire d’avoir une carte vitale, un titre de séjour ou même des ressources financières. Les consultations sont gratuites et peuvent être anonymes, notamment pour les personnes mineures, qui peuvent venir sans autorisation parentale.

Cet accueil repose sur des principes simples mais essentiels : le non-jugement, le respect des choix et la confidentialité. Ici, chaque personne peut parler librement de sa vie affective, relationnelle et sexuelle, qu’il s’agisse de contraception, de grossesse, d’IVG, d’infections sexuellement transmissibles, de violences ou encore de questionnements liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Un lieu ouvert, inclusif et engagé

Le Planning Familial est un espace ouvert à toutes et tous, y compris aux personnes LGBTQIA+. Les équipes sont formées pour accueillir des publics variés, qu’il s’agisse de jeunes, de personnes exilées, de personnes en situation de handicap ou encore de personnes en questionnement sur leur identité de genre.

Une attention particulière est portée à l’accessibilité, avec du matériel médical adapté aux personnes grosses et aux personnes en situation de handicap, ainsi que la possibilité de recourir à des services d’interprétariat si nécessaire.

Cette approche permet à chaque personne de se sentir légitime à venir, quelle que soit sa situation, et de bénéficier d’un accompagnement respectueux et adapté.

Le cabinet médical : une prise en charge complète de la santé sexuelle

Le Planning Familial de Marseille ne se limite pas à un lieu d’écoute. C’est aussi un centre de santé sexuelle où des professionnelles expérimentées assurent un suivi médical.

Il est possible d’y accéder à l’ensemble des soins liés à la sexualité et à la santé reproductive. Les consultations permettent notamment d’aborder les questions de contraception, y compris les méthodes dites masculines, de réaliser un suivi gynécologique, d’accéder à une IVG, d’effectuer des dépistages d’infections sexuellement transmissibles ou encore d’entamer un parcours d’hormonothérapie.

Lors d’une première consultation, notamment pour une contraception, un temps d’échange est toujours proposé. Ce moment permet de prendre en compte l’âge, la santé, le mode de vie et les éventuels projets de grossesse. Les professionnelles présentent ensuite les différentes options possibles afin de permettre un choix éclairé, adapté à chaque situation.

L’objectif est simple : garantir un accès à une information fiable, à des soins de qualité et à un accompagnement dans la durée, si la personne le souhaite.

Pourquoi venir au Planning Familial ?

Venir au Planning Familial, c’est faire le choix d’un lieu où l’on peut être écouté sans jugement, mais aussi bénéficier d’un cadre particulièrement accessible.

Les délais de rendez-vous sont généralement rapides, les consultations sont gratuites et la confidentialité est garantie. Les équipes sont formées pour accompagner une grande diversité de situations, y compris les plus complexes, et peuvent proposer dans certains cas un suivi sur le long terme.

Cette approche globale fait du Planning Familial un espace unique, à la fois médical, social et militant, où les droits et les choix des personnes sont au cœur de l’accompagnement.

Informations pratiques

  • Les permanences d'écoute se font sans rendez-vous le mardi, mercredi et vendredi et sur rendez-vous le lundi et jeudi.
  • Les permanences médicales se font sur rendez-vous, à prendre par téléphone ou directement sur place. Le cabinet est ouvert du lundi au jeudi de 14h à 17h, et le vendredi de 9h à 12h.

Vous pouvez contacter l’équipe au 04.91.91.09.39.

 

Un réseau engagé partout en France

Le Planning Familial fait partie d’un réseau d’associations présent en métropole et en Outre-mer. Partout, la même mission : défendre l’accès à la santé sexuelle et reproductive, et permettre à chaque personne de faire ses propres choix, en toute liberté.

Pour aller plus loin :