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Faire une IVG au Planning Familial : un droit, un choix, notre combat

Aujourd'hui, l’avortement reste un sujet de société qui suscite débats, tensions et prises de position. Pourtant, une réalité demeure : chaque personne est libre de disposer de son corps et de ses choix.

Au Planning Familial, nous défendons un accès à l’IVG libre, gratuit et sans restriction pour toutes et tous. Ce combat est historique, mais en 2026, il reste plus que jamais nécessaire.

Un peu d’histoire : de l’ombre à la Constitution

Le droit à l’avortement en France est le fruit de luttes longues et courageuses. En 1971, 343 femmes signent un manifeste en déclarant avoir avorté alors que cela était illégal, brisant le silence et le tabou. Quelques années plus tard, en 1975, la loi portée par Simone Veil dépénalise l’IVG.

Les avancées se poursuivent ensuite : en 2013, l’intervention est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie. En 2022, le délai légal est allongé à 14 semaines de grossesse et le délai de réflexion est supprimé, facilitant l’accès effectif à ce droit.

Le 4 mars 2024 marque une étape historique supplémentaire avec l’inscription de la « liberté garantie » d’avorter dans la Constitution française. Une reconnaissance forte, qui protège ce droit face aux remises en question.

Un pas de plus en Europe : “My Voice, My Choice”

Début mars 2026, la Commission européenne a adopté l’initiative citoyenne “My Voice, My Choice”. Cette avancée vise à soutenir les personnes qui ne peuvent pas avorter en toute sécurité dans leur pays, en facilitant leur accès aux soins dans un autre État membre.

Cependant, cette décision reste incomplète. Si les États sont désormais autorisés à mobiliser des fonds sociaux européens pour financer ces parcours, aucun budget spécifique n’a été alloué. La mise en œuvre dépend donc de la volonté politique de chaque pays.

Le risque est réel : certains États pourraient refuser d’utiliser ces financements pour l’IVG. Le combat continue donc pour transformer ce soutien symbolique en un droit réellement accessible.

L’IVG en pratique : ce qu’il faut savoir

En France, l’IVG est aujourd’hui gratuite, accessible sans justificatif et peut être réalisée de manière anonyme, y compris pour les personnes mineures.

Deux méthodes existent :

  • l'IVG médicamenteuse repose sur la prise de deux médicaments à 24 à 48 heures d’intervalle, permettant d’interrompre la grossesse ;
  • l'IVG instrumentale est pratiquée en établissement de santé et consiste en une aspiration du contenu de l’utérus sous anesthésie.

Il est important de le rappeler : l’avortement n’est pas un échec de parcours ! La majorité des personnes ayant recours à une IVG utilisaient un moyen de contraception. Et au cours de leur vie, une femme sur trois y aura recours.

En 2024, plus de 251 000 IVG ont été réalisées en France. Ces chiffres montrent que les IVG font partie des réalités de vie, et ne sont pas des exceptions.

L'accompagnement au Planning Familial 13

Le Planning Familial de Marseille est à la fois un lieu d’écoute et un centre de santé sexuelle. Des conseillères conjugales et familiales y assurent des permanences, tandis que des médecins, gynécologues et sages-femmes proposent des consultations médicales.

Lorsqu’une personne souhaite réaliser une IVG au Planning, elle est d’abord reçue pour un entretien avec une conseillère. Cet échange permet d’aborder la situation, de répondre aux questions et d’accompagner la décision.

Les IVG médicamenteuses sont ensuite réalisées chaque semaine lors d’une matinée dédiée. L’accueil débute par un temps collectif d’échange, pensé comme un espace de parole et de soutien, avant une consultation médicale individuelle au cours de laquelle le premier médicament est administré.

Si une personne ne souhaite pas participer au temps collectif, une orientation vers un autre établissement peut être proposée afin de respecter au mieux ses besoins.

Les personnes mineures peuvent également être accompagnées dans le respect du secret. Le Planning Familial dispose d’un réseau de bénévoles formés pouvant accompagner à l’hôpital et représenter la personne majeure requise, afin de garantir un accès effectif à ce droit.

Les conseillères du Planning Familial répondent aussi à toutes vos questions de manière confidentielle par téléphone au 0 800 08 11 11, un numéro anonyme et gratuit, du lundi au samedi de 9h à 20h.

IVG en delais depassés : Parlons-en !

Malgré le cadre légal, certaines personnes dépassent le délai de 14 semaines. Cette situation concerne chaque année au moins 5 000 personnes en France, bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Dans ces cas-là, des solutions existent à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en Espagne, où les délais sont plus longs. Mais ces démarches impliquent des coûts importants, ainsi qu’une organisation souvent lourde et éprouvante.

Pour répondre à cette réalité, le Planning Familial a mis en place une Caisse IVG hors délais. Celle-ci permet d’aider à financer les déplacements et les interventions, afin que le manque de moyens ne soit pas un obstacle à l’accès à l’IVG.

Soutenir la Caisse IVG hors délais

Cette caisse repose sur un principe simple : la solidarité. Elle est alimentée par les dons des personnes adhérentes et des sympathisantes, qui souhaitent soutenir ce droit.

Il est possible de contribuer en ligne via HelloAsso, de manière ponctuelle ou mensuelle. Les dons peuvent également être effectués par chèque à l’ordre du Planning Familial 13, en précisant “Caisse de solidarité”, ou en espèces directement au local situé au 106 boulevard National à Marseille.

Soutenir cette caisse, c'est permettre à des personnes de faire un choix qui leur appartient,

quelles que soient leur ressources. 

Des événements sont régulièrement organisés pour soutenir cette caisse et créer des espaces de rencontre ! Ces moments sont l’occasion de s’informer, d’échanger et de contribuer à cette mobilisation collective.

Pour suivre les prochains événements et les actualités, le Planning Familial partage toutes les informations sur ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram.

Lien vers Caisse IVG Délais Dépassés : Solidarité pour les avortements hors délai en 2026

Rappel juridique

En France, entraver une IVG, c’est-à-dire tenter d’empêcher ou de dissuader une personne d’y recourir, constitue un délit. La loi prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Votre choix est un droit, et il est protégé !

Pour aller plus loin:
  • Le podcast Parler d’IVG
  • Les films "Levante" réalisé par Lillah Halla et "Une affaire de femmes" réalisé par Claude Chabrol
  • Le documentaire "Simone Veil, une loi au nom des femmes" réalisé par Dominique Missika

 

 

Au Planning Familial : un accueil inconditionnel pour toutes et tous

Au Planning Familial, une idée guide chacune de nos actions : tout le monde doit pouvoir être accueilli, écouté et accompagné, sans condition.

Cela signifie concrètement que chaque personne peut pousser la porte, quels que soient son âge, son orientation sexuelle, son identité de genre, sa situation administrative ou sociale, ses avis politiques. Il n’est pas nécessaire d’avoir une carte vitale, un titre de séjour ou même des ressources financières. Les consultations sont gratuites et peuvent être anonymes, notamment pour les personnes mineures, qui peuvent venir sans autorisation parentale.

Cet accueil repose sur des principes simples mais essentiels : le non-jugement, le respect des choix et la confidentialité. Ici, chaque personne peut parler librement de sa vie affective, relationnelle et sexuelle, qu’il s’agisse de contraception, de grossesse, d’IVG, d’infections sexuellement transmissibles, de violences ou encore de questionnements liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Un lieu ouvert, inclusif et engagé

Le Planning Familial est un espace ouvert à toutes et tous, y compris aux personnes LGBTQIA+. Les équipes sont formées pour accueillir des publics variés, qu’il s’agisse de jeunes, de personnes exilées, de personnes en situation de handicap ou encore de personnes en questionnement sur leur identité de genre.

Une attention particulière est portée à l’accessibilité, avec du matériel médical adapté aux personnes grosses et aux personnes en situation de handicap, ainsi que la possibilité de recourir à des services d’interprétariat si nécessaire.

Cette approche permet à chaque personne de se sentir légitime à venir, quelle que soit sa situation, et de bénéficier d’un accompagnement respectueux et adapté.

Le cabinet médical : une prise en charge complète de la santé sexuelle

Le Planning Familial de Marseille ne se limite pas à un lieu d’écoute. C’est aussi un centre de santé sexuelle où des professionnelles expérimentées assurent un suivi médical.

Il est possible d’y accéder à l’ensemble des soins liés à la sexualité et à la santé reproductive. Les consultations permettent notamment d’aborder les questions de contraception, y compris les méthodes dites masculines, de réaliser un suivi gynécologique, d’accéder à une IVG, d’effectuer des dépistages d’infections sexuellement transmissibles ou encore d’entamer un parcours d’hormonothérapie.

Lors d’une première consultation, notamment pour une contraception, un temps d’échange est toujours proposé. Ce moment permet de prendre en compte l’âge, la santé, le mode de vie et les éventuels projets de grossesse. Les professionnelles présentent ensuite les différentes options possibles afin de permettre un choix éclairé, adapté à chaque situation.

L’objectif est simple : garantir un accès à une information fiable, à des soins de qualité et à un accompagnement dans la durée, si la personne le souhaite.

Pourquoi venir au Planning Familial ?

Venir au Planning Familial, c’est faire le choix d’un lieu où l’on peut être écouté sans jugement, mais aussi bénéficier d’un cadre particulièrement accessible.

Les délais de rendez-vous sont généralement rapides, les consultations sont gratuites et la confidentialité est garantie. Les équipes sont formées pour accompagner une grande diversité de situations, y compris les plus complexes, et peuvent proposer dans certains cas un suivi sur le long terme.

Cette approche globale fait du Planning Familial un espace unique, à la fois médical, social et militant, où les droits et les choix des personnes sont au cœur de l’accompagnement.

Informations pratiques

  • Les permanences d'écoute se font sans rendez-vous le mardi, mercredi et vendredi et sur rendez-vous le lundi et jeudi.
  • Les permanences médicales se font sur rendez-vous, à prendre par téléphone ou directement sur place. Le cabinet est ouvert du lundi au jeudi de 14h à 17h, et le vendredi de 9h à 12h.

Vous pouvez contacter l’équipe au 04.91.91.09.39.

 

Un réseau engagé partout en France

Le Planning Familial fait partie d’un réseau d’associations présent en métropole et en Outre-mer. Partout, la même mission : défendre l’accès à la santé sexuelle et reproductive, et permettre à chaque personne de faire ses propres choix, en toute liberté.

Pour aller plus loin :

Retour sur le 8 mars 2026 : une mobilisation historique

Ce dimanche 8 mars 2026 restera comme une journée de mobilisation exceptionnelle pour les droits des femmes et des minorités de genre.

Dans un contexte politique particulièrement lourd, marqué par les suites des procès Pelicot, la médiatisation croissante des violences sexistes et sexuelles de l’affaire Epstein, et des conflits armés à l’échelle mondiale, la réponse a été massive. Partout en France, près de 200 000 personnes ont manifesté. À Marseille, nous étions 20 000 à faire vibrer la Canebière, dans un élan collectif, déterminé et solidaire.

“Nos corps ne sont pas des champs de bataille”

Au cœur des cortèges, les slogans ont résonné avec force. Face aux violences, à leur instrumentalisation politique et aux oppressions systémiques, le message était clair : nos corps nous appartiennent.

Cette mobilisation a porté des voix multiples, mais unies par des valeurs communes : féministes, antifascistes, antiracistes et solidaires. Elle a rappelé que les luttes pour les droits des femmes et des minorités de genre sont indissociables des combats contre toutes les formes de domination.

Le Planning Familial 13 s’est investi dans l’organisation de cette journée. Présent au sein de la Zone d’Occupation Féministe installée au Vieux-Port, nous avons tenu un stand tout l’après-midi, de 14h à 16h.

Cet espace a été un véritable lieu de rencontres et d’échanges. Entre prises de parole, chants engagés et performances artistiques, notamment de danse, il a permis de faire vivre un féminisme ancré dans le collectif, la culture et la transmission.

Des salariées ont également pris la parole sur Radio Galère pour dénoncer les violences d’État et rappeler l’urgence de défendre l’accès aux droits, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

Faire front face aux tentatives d’intimidation

Si la journée a été marquée par une forte solidarité, elle n’a pas été exempte de tensions. Des groupuscules d’extrême droite, notamment Némésis et Nous Vivrons, ont tenté de perturber la mobilisation plus tôt dans la journée.

Des heurts ont éclaté sur la Canebière, entraînant des interventions policières pour séparer les différents groupes. Ces tentatives d’intimidation n’ont cependant pas entamé la détermination des manifestants et manifestantes.

Au contraire, elles rappellent une réalité : face à la montée des discours réactionnaires, l’union de nos luttes est plus que jamais nécessaire. 

Du 8 mars 1982 à aujourd’hui : un combat toujours d’actualité

Si le 8 mars est officiellement reconnu en France depuis 1982, sous l’impulsion d’Yvette Roudy et de François Mitterrand, il ne s’agit pas d’une journée de célébration, mais bien d’une journée de lutte.

En 2026, le mot d’ordre porté à l’échelle internationale fait écho à cette réalité : « Droit. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ».

Car au-delà des avancées législatives, les obstacles restent nombreux. Les lois peuvent exister, mais leur application est souvent fragilisée par le manque de moyens, les inégalités territoriales et des normes sociales persistantes. À Marseille, nous le constatons chaque jour : sans services publics solides, sans financements pérennes pour les associations, les droits restent théoriques.

Aujourd’hui, plusieurs structures essentielles sont menacées. Le centre de santé communautaire Le Château en Santé en est un exemple concret. Dans le même temps, les associations comme le Planning Familial subissent des incertitudes budgétaires.

Ces fragilisations ne sont pas anodines : elles remettent directement en cause l’accès effectif aux droits, car sans lieux d’accueil, sans professionnels formés, sans accompagnement accessible, le droit de disposer de son corps devient une illusion.

Pourquoi faire grève un dimanche ?

Le dimanche, une grande partie des activités essentielles repose sur des travailleuses : dans le soin, l’aide à la personne, le ménage, la vente. À cela s’ajoute le travail domestique, invisible et non rémunéré, encore largement assumé par les femmes. Faire grève le 8 mars, même un dimanche, c’est rendre visible ce travail indispensable. C’est montrer que lorsque les femmes s’arrêtent, c’est toute la société qui ralentit.

La mobilisation ne s’est pas limitée au dimanche. Dès la veille, le samedi 7 mars au soir, un rassemblement s’est tenu au Vieux-Port. Ce moment a permis d’honorer la mémoire des personnes victimes de violences. Le bilan de l’année 2025 est particulièrement alarmant : 165 féminicides recensés, 25 personnes trans mortes de mort violente, ainsi que de nombreuses victimes de crimes racistes, islamophobes et de violences d’État, souvent invisibilisées.

Ces chiffres rappellent une évidence : le 8 mars n’est pas une fête. C’est une journée de mémoire, de colère et de mobilisation.

Rejoignez-nous

Le Planning Familial a besoin de soutien pour continuer à agir. S’engager, c’est participer aux mobilisations, relayer les informations, mais aussi soutenir concrètement les structures qui défendent ces droits au quotidien.

 Rejoignez-nous, mobilisez-vous, faites vivre ces luttes.

Pour aller plus loin :

Nous sommes fortes, nous sommes fières, antisionistes antifascistes, contre vos guerres ! 

Retour sur les mobilisations féministes du 8 mars 2026

 

Le 8 mars, le PF13 marche à Marseille !

 

APPEL A MANIFESTER DE L'INTER-ORGA FEMINISTE MARSEILLAISE :

Marseillais.es, rejoignez la grève générale féministe ! Marchons pour un féminisme révolutionnaire, anti-militariste, anti-impérialiste et antifasciste !

Dans le monde entier, la situation politique est marquée par le retour des guerres impérialistes et la montée de l’extrême droite, ce qui impacte les femmes et les minorités de genre. Les réactionnaires attaquent notre droit à disposer de nos corps en imposant des politiques austéritaires, anti-avortement, natalistes et autoritaires. De Milei à Orban, de Trump à Poutine, les offensives violentes se multiplient, comme la chasse aux personnes migrantes et LGBTI aux Etats Unis.

En France, Macron parle de « réarmement démographique » après avoir mené des campagnes de stérilisation à Mayotte en 2023. Il nous somme de faire des enfants dans un pays où 4000 postes d'enseignant·es ont été supprimés en 1 an, où la police tue les enfants des quartiers populaires, où les pédocriminels sont multi-récompensés, où l'on menace l'accès aux soins pour les enfants trans, et où le chef d'état major des armées nous demande d'accepter de perdre nos enfants pour leurs guerres. Nos corps ne seront pas l'outil de leurs politiques mortifères et nous ferons des enfants si on veut, quand on veut.

La constitutionnalisation de l'IVG n'est qu'une vitrine. L'austérité détruit concrètement le droit à disposer de nos corps : baisse des subventions des Plannings familiaux, casse de l’hôpital public, fermeture de maternités et de centres de santé reproductive. À Marseille, le centre de santé communautaire du Château en Santé est menacé de perdre la moitié de ses subventions.
Hôpitaux, Ehpad, crèches, écoles : ces métiers dits « essentiels » sont méprisés, sous-financés et soumis à des logiques de marché. Salaires indignes, conditions de travail intenables et pression permanente produisent des violences structurelles. Ce sont des femmes précaires, racisées et les minorités de genre qui sont surreprésentées dans ces emplois, sans reconnaissance. Les travailleur·ses du soin exigent des salaires et des conditions de travail dignes. C’est de notre travail dont la société a besoin, pas des milliardaires. Sans ces tâches essentielles, la société s’arrête.

Au delà du droit à disposer de nos corps, nous sommes toujours les plus exploitées dans le monde du travail. Cette précarité renforce la dépendance économique et empêche trop souvent de fuir les violences conjugales. C'est pourquoi nous continuons inlassablement de rappeler les chiffres de la violence patriarcale : en 2025, 165 féminicides ont été recensés, dont 8 dans les Bouches-du-Rhône. En France, toutes les 7 heures, un homme tue ou tente de tuer sa conjointe ou ex-conjointe ; toutes les 2 minutes 30, un homme viole ou tente de violer une femme ; toutes les 3 minutes, un·e enfant est victime de violences sexuelles. Les violences sexistes, racistes, transphobes, validistes ou âgistes, se croisent et se renforcent.
L’essor de l’IA participe aussi à cette violence : consommation massive de ressources, destruction d’emplois, deepfakes sexuels, harcèlement sexiste, contenus masculinistes et surveillance généralisée.

Si les macronistes, main dans la main avec le PS, font des économies sur la santé et les services publics, c’est pour mieux financer l’armée et préparer la guerre. Pendant que l’éducation et l’université sont abandonnées, ce sont des services militaires qui sont financés, n’offrant plus qu’un avenir sombre à la jeunesse qui a perdu à la loterie Parcoursup. Ce discours guerrier s’appuie sur le nationalisme et la famille patriarcale, nourrissant les idées virilistes et racistes de l’extrême droite. À Marseille, maillon clé du dispositif militaire avec Eurolinks et le port de Fos, la grève des dockers a déjà montré sa capacité à enrayer cette machine de mort. La grève féministe doit bloquer la production et la logistique militaires.

Ces attaques s'accompagnent d'un durcissement autoritaire. En France, la répression s’intensifie, notamment contre les femmes et le mouvement féministe : perquisition de la librairie lesbienne Violette and Co pour un livre sur la Palestine, répression des femmes musulmanes à l’hôpital public, interdites de porter un calot, interdiction des manifs féministes de nuit. À Marseille, cette logique sécuritaire, réactionnaire, et raciste est visible : présence démultipliée de la police dans les rues, traque des personnes sans papiers, contrôle des vendeurs.ses de l'économie informelle, fermeture du marché du soleil et des épiceries de nuit, harcèlement de lieux queer comme le Boom et la Murisserie, menaces de supprimer les subventions pour les organisations utilisant l’écriture inclusive, interdictions de manifester en soutien à la Palestine et au Rojava, arrêt du projet de la Halte Soin Addiction, agrandissement de la prison des Beaumettes. Une victoire a été obtenue avec l'annulation de la fermeture de la mosquée des Bleuets. Mais l'islamophobie et l'antisémitisme explosent, nourris par des politiques racistes.

Nous ne pouvons rien attendre d’un appareil d'Etat punitiviste qui précarise massivement les femmes et minorités de genre, réprime nos luttes et couvre les auteurs de VSSG. Notre féminisme est anti-carcéral et anti-police : la prison et la police sont des outils de contrôle social qui ciblent en priorité les classes populaires et les personnes racisées. Nous devons nous organiser en dehors des logiques répressives de l’État. Cette répression vise aussi les travailleur·euses du sexe, notamment avec la loi de pénalisation des clients, qui accroît leur précarité et leur exposition aux violences. Nous exigeons son abrogation et demandons aux syndicats de revenir sur la prise de position unitaire en soutien à cette loi.

Nous dénonçons la récupération du féminisme à des fins racistes, fascistes et impérialistes : que ce soit pour justifier des ingérences en Iran, soutenir la politique coloniale et génocidaire d’Israël comme le fait l'organisation Nous Vivrons, ou pour traiter l’affaire Epstein sous des angles antisémites, comme le font certains groupes ou médias prétendant se réclamer du féminisme. Alors que l'Assemblée Nationale respecte une minute de silence pour un militant néo-nazi quelques semaines avant les élections municipales, nous pensons qu'il faut faire front contre le groupe identitaire pseudo-féministe Némésis et tous les fascistes partout où ils et elles essaieront de s'organiser. L’État n’est pas un rempart face aux fascistes, dont les cortèges sont systématiquement protégés par la police. Solidarité avec les femmes et les peuples du monde entier : en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, aux USA, au Rojava, en Afghanistan, au Turkestan Oriental, en Ukraine, en Kanaky, au Venezuela.

Comme nous défendons l'autodétermination des peuples, nous défendons l'autodétermination de nos corps et de nos identité, un investissement massif dans la santé et l'éducation, et le libre accès à la transition : dépsychiatrisée, déjudiciarisée, et prise en charge à 100 %. Nous luttons pour la dignité de chacun.e de vivre dans de bonnes conditions et dénonçons une loi sur la fin de vie qui masque l’abandon des politiques de soin et l’austérité imposée aux plus vulnérables. Nos luttes sont donc antivalidistes et transféministes ! Nous défendons un féminisme qui porte un projet politique pour toutes et tous : contre l’exploitation, toutes les oppressions et discriminations : raciste, sexiste, validiste, infantiste, putophobe et transphobe. Pour arracher tout ça, nous devons construire le rapport de force ! Notre stratégie : la grève ! Une journée de grève, c’est mettre à l’arrêt la société et interrompre le flux de la vie quotidienne. Le 8 mars 2026 est un dimanche, et ce sont majoritairement les femmes qui sont contraintes de travailler ce jour là, dans les secteurs du soin, de l'aide à la personne, du ménage et de la vente. Nous sommes essentiel·les, montrons-le en nous arrêtant. À nous de construire un monde féministe et de repenser l’organisation sociale de manière collective et solidaire. RDV au Vieux-Port à 14h le 8 mars pour une zone d'occupation féministe, puis manifestation ! TRAVAIL SALARIÉ, TRAVAIL DOMESTIQUE, SI ON S’ARRÊTE : LE MONDE S’ARRÊTE !

Qu'en est-il du masculinisme aujourd'hui ? - Partie I

Une idéologie antiféministe structurée

Au Planning familial, nous rencontrons au quotidien les effets des rapports de genre sur la vie affective, relationnelle et sexuelle, sur les violences, sur la santé mentale et sur l’accès aux droits. Comprendre le masculinisme, c’est aussi se donner des outils pour mieux lire certaines résistances à l’égalité, violences et discours qui traversent l’espace public et les espaces éducatifs.

Le masculinisme est souvent présenté comme un phénomène récent, né avec les réseaux sociaux et les influenceurs de la « manosphère ». En réalité, il s’inscrit dans une histoire ancienne de résistances aux avancées des droits des femmes. Ce mouvement se caractérise aujourd’hui par une grande diversité de discours, de profils et de supports, mais aussi par une forte cohérence idéologique : le rejet du féminisme, présenté comme responsable d’une prétendue « crise de la masculinité ».

Le masculinisme peut être défini comme un mouvement social organisé, majoritairement porté par des hommes, qui se présentent comme victimes du féminisme. Il repose sur une vision binaire et essentialiste des sexes, postulant des différences biologiques naturelles et immuables entre hommes et femmes, utilisées pour justifier des rôles sociaux hiérarchisés. Il s’agit d’une idéologie réactionnaire : elle ne vise pas à transformer les rapports sociaux, mais à s’opposer aux acquis féministes.

Les analyses féministes des dominations y sont inversées : les hommes sont décrits comme dominés, discriminés, voire opprimés par les femmes et par les politiques d’égalité. Le féminisme n’est plus pensé comme un mouvement d’émancipation, mais comme un système de pouvoir hégémonique. Cette inversion permet de produire un discours de légitimation : au nom d’une prétendue oppression masculine, il deviendrait légitime de s’opposer aux politiques publiques d’égalité, aux études de genre et aux luttes contre les violences sexistes et sexuelles. Des combats qui sont au cœur des missions du Planning familial.

Ce discours s’accompagne fréquemment de la dénonciation d’une supposée « domination féministe », nourrie par des rhétoriques complotistes : « les femmes auraient pris le pouvoir », « la masculinité serait colonisée », « les hommes seraient devenus une minorité opprimée ». La « crise de la masculinité » est ainsi construite comme un fait social global, déconnecté des réalités matérielles des rapports de domination, mais chargé sur le plan affectif et identitaire.

Une généalogie ancienne des discours antiféministes

Contrairement à certaines idées reçues, le masculinisme n’est pas né avec Internet. Dès la Révolution française, lorsque les femmes commencent à revendiquer des droits civiques et politiques, on observe l’émergence de discours antiféministes structurés, visant à naturaliser l’exclusion des femmes de la citoyenneté. À chaque avancée majeure pour l’égalité, des contre-mouvements se déploient.

Le masculinisme contemporain se consolide particulièrement à partir des années 1970, dans le contexte de l’évolution du droit de la famille : légalisation du divorce, transformations de l’autorité parentale, reconnaissance du viol conjugal, politiques d’égalité professionnelle. Des groupes de « défense des droits des pères » se constituent, mobilisant notamment la notion controversée de « syndrome d’aliénation parentale », pour dénoncer un système judiciaire présenté comme structurellement favorable aux mères.

Dans les années 1980-1990, ce courant se renforce dans un climat de backlash. Le féminisme est alors accusé de détruire la famille, de désorganiser la société et de fragiliser l’autorité masculine. Des discours que l’on retrouve encore aujourd’hui dans certaines oppositions à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

Le tournant numérique

L’arrivée d’Internet marque un tournant décisif. Elle permet la mise en réseau internationale de groupes masculinistes, la circulation de concepts communs et la constitution d’une véritable contre-culture numérique. Forums, blogs, puis plateformes vidéo deviennent des espaces privilégiés de socialisation idéologique.

Le masculinisme ne se présente plus seulement comme un discours politique, mais comme une vision globale du monde, proposant à la fois une explication aux souffrances individuelles, un ennemi commun et un modèle de subjectivité masculine fondé sur la domination, la performance et la défiance à l’égard des femmes.

Qu'en est-il du masculinisme aujourd'hui ? - Partie II

La manosphère, un écosystème idéologique numérique

Le masculinisme se déploie largement au sein de ce qu’on appelle la manosphère, un ensemble de forums, chaînes vidéo, comptes et plateformes réunissant coachs en séduction, groupes « incels », militants masculinistes, influenceurs antiféministes et sphères d’extrême droite.

Cet univers fonctionne comme un écosystème idéologique poreux. Les concepts, récits et références circulent d’un espace à l’autre : les théories du complot, le vocabulaire spécifique comme red pill, la hiérarchisation « alpha/bêta », glorification du « mâle dominant ». Les plateformes favorisent cette circulation par leurs logiques algorithmiques, qui mettent en avant des contenus clivants, émotionnels et engageants.

Le succès de ces discours tient aussi à leur pouvoir de simplification. Ils proposent une lecture du monde où les difficultés individuelles (solitude, échecs affectifs, précarité, sentiment d’injustice, mal-être psychique) sont attribuées à un ennemi clairement identifié : les femmes, le féminisme, ou un système supposément « féminisé ». Cette externalisation de la responsabilité peut produire un soulagement psychique temporaire, au prix d’une radicalisation des représentations, d’une rigidification identitaire et d’une légitimation de la haine.

La mouvance incel : entre désespoir, haine et déterminisme

Parmi les courants les plus visibles figure la mouvance incel (involuntary celibates). Elle repose sur l’idée que certains hommes seraient biologiquement ou socialement condamnés à l’exclusion sexuelle et affective, du fait des femmes et d’un « marché amoureux » jugé injuste.

Ce discours est structuré par une hiérarchisation violente des hommes eux-mêmes : opposition entre « alphas », « bêtas », « losers », et idéalisation du chad, figure fantasmée de l’homme séduisant, dominateur et valorisé. Il s’accompagne de pratiques comme le looksmaxxing, et d’une vision profondément déterministe, biologisante et déshumanisante des relations.

La haine des femmes y est centrale, souvent intriquée à une haine de soi, à des vécus dépressifs, à des expériences de rejet et d’isolement. Dans ses formes les plus extrêmes, ce courant a été associé à plusieurs attentats et passages à l’acte meurtriers, revendiqués au nom de cette idéologie.

 

Porosités politiques, économie de l’attention et santé mentale

Le masculinisme entretient des connexions avec l’extrême droite : partage de cadres complotistes, antiféminisme, rejet des études de genre, mais aussi récupération opportuniste de discours féministes à des fins xénophobes ou islamophobes. Il peut également compter sur des alliées féminines issues de courants conservateurs, les « trad wives », qui promeuvent un retour à des rôles de genre stricts.

Aujourd’hui, le masculinisme est aussi un marché. Coaching, formations, abonnements, contenus viraux : il s’insère pleinement dans l’économie de l’attention. Ces discours trouvent un écho particulier chez des jeunes hommes en situation de détresse psychologique, en quête de repères, d’appartenance et de reconnaissance.

Masculinisme et actualité : un enjeu désormais politique et sécuritaire

Cette analyse est confirmée par l’actualité institutionnelle, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a récemment alerté sur la montée du masculinisme, désormais qualifié d’enjeu de sécurité nationale, en soulignant les risques de radicalisation, de violences et de diffusion massive de discours de haine.

Ce rapport met en lumière le rôle central des plateformes numériques, la circulation transnationale des idéologies masculinistes, et la nécessité de penser ce phénomène non plus comme marginal, mais comme un problème social, politique et de santé publique. Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

Une des 25 recommandations de ce rapport est de rendre les séances d’EVARS obligatoires et donner un cadre et des moyens pour les appliquer.

Quelles pistes face au masculinisme ?

La lutte contre le masculinisme ne peut se limiter à la seule répression pénale. Plusieurs axes se dégagent : régulation des plateformes, soutien aux associations féministes, développement de l’EVARS, renforcement de l’arsenal juridique et prise en compte de la santé mentale des garçons et des jeunes hommes.

Le masculinisme n’est ni marginal ni anecdotique. Le comprendre dans sa complexité historique, idéologique et psychique est une condition essentielle pour construire des réponses politiques, éducatives et cliniques.

Planning familial : se former, comprendre, agir
Face à la montée des discours masculinistes et aux alertes récentes des institutions, le Planning familial propose des formations, temps de sensibilisation et espaces d’échange à destination des professionnels, bénévoles et du grand public.

Ces actions visent à :

  • mieux comprendre les mécanismes idéologiques à l’œuvre
  • repérer les processus de radicalisation
  • renforcer la prévention des violences
  • soutenir une éducation populaire et féministe

Elles s’inscrivent dans le développement de l’EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle), levier essentiel pour déconstruire les stéréotypes de genre, promouvoir une culture du consentement et outiller les jeunes face aux discours de haine.

=> Retrouvez le planning des formations sur notre site, ainsi que nos rencontres et actions sur notre Instagram.

Pour aller plus loin :

> France TV - "MASCUS : Infiltration chez les hommes qui détestent les femmes"

> La Fabrique du Mensonge : Affaire Johnny Depp/Amber Heard 

> Podcast - “Est ce que les masculinistes vont bien ?"

> Livre de Pauline Ferrari “Formés à la haine des femmes”

> Rapport 2026 sur l'état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste 

Le bénévolat au Planning Familial 13

Au Planning familial 13, l’équipe des bénévoles s’investit dans diverses missions :

  • sur les stands de prévention en santé sexuelle, en milieu étudiant, festif, dans des centres sociaux, sur des événements associatifs et universitaires ;
  • pour accompagner les temps collectifs des jeudis matin pour réaliser son IVG médicamenteuse dans les locaux du PF13 ;
  • au sein du réseau d’accompagnement des personnes mineures qui réalisent une IVG et qui n’ont pas de personne majeure pour les accompagner.

En plus de ces activités, les bénévoles se mobilisent au sein de différents groupes : le groupe com’ qui s’occupe de produire du contenu pour les réseaux sociaux du PF13 et le comité de rédaction du site parlons-sexualites.fr. Il y aussi une équipe chargée de référencer les pharmacies pour s'assurer que les nouvelles lois de gratuité sont bien respectées et lutter contre la désinformation. Et, ponctuellement, des groupes se constituent pour organiser des événements : pour récolter de l’argent pour la caisse de soutien aux femmes hors des délais légaux pour avorter en France, afin de les aider à réaliser leur IVG à l’étranger ; pour participer à des événements politiques ; ou encore pour organiser des rencontres avec des artistes engagés.

En tant que volontaires en service civique, on peut faire le lien entre l’équipe bénévole et l’équipe salariée, et accompagner les envies d’engagement des unes et les besoins des autres ! Des réunions de l’équipe bénévole ont lieu tout au long de l'année. Et plusieurs fois par an, on organise des temps d’accueil et des formations pour les nouveaux et nouvelles bénévoles. Elles sont pensées pour transmettre à toutes et tous, grâce aux méthodes de l’éducation populaire, les bases pour s’engager comme bénévole au PF13. Au programme : les principes et valeurs fondamentales du Planning, les connaissances sur les principales thématiques de la santé sexuelle (l’IVG, la contraception, les IST et les violences), la posture d’écoute et les manières d’intervenir auprès des publics rencontrés dans nos actions et principalement sur nos stands.

Pour s’engager au PF13 en tant que bénévole, vous pouvez nous écrire à benevolat@leplanning13.org !

 

Célébration des 20 ans du ProDAS au Planning Familial !

Un programme pionnier pour les compétences psychosociales

Cette année, le Planning familial 13 célèbre les 20 ans de mise en œuvre du ProDAS dans les établissements scolaires de Marseille. Ce programme, initialement appelé Human Development Program (HDP), a été créé dans les années 1960 aux États-Unis par Harol Bessel, Uvaldo Palomares et Géraldine Ball. Puis, traduit au Québec dans les années 1970 par Jacques Lalanne. Il constitue aujourd’hui une référence dans le développement affectif et social des enfants et des adolescents.

Le ProDAS est un programme pédagogique structuré qui vise à développer les compétences psychosociales, prévenir les violences et les discriminations, et promouvoir le bien-être des jeunes. Il a été la première méthode organisée de développement personnel et social destinée aux groupes d’enfants et d’adolescents, ce qui en fait un outil pionnier dans le domaine de l’éducation émotionnelle et relationnelle.

Depuis 2005, le Planning familial 13 intervient dans les écoles primaires marseillaises, et depuis 2018 dans les lycées, afin de proposer des séances régulières adaptées à chaque âge. Les activités proposées sont variées : groupes de parole, jeux autour des émotions, exercices favorisant l’écoute, la confiance en soi et la coopération. Ces temps permettent aux enfants et adolescents d’améliorer leur expression, leur compréhension ainsi que la résolution pacifique des conflits.

Le ProDAS agit de manière coordonnée sur trois dimensions essentielles du développement humain : la conscience de soi et des autres ; la réalisation de ses capacités, liée à l’estime de soi ; l’interaction sociale et la construction de relations plus sereines.

En travaillant dès le plus jeune âge, dès 4 ans, et tout au long de la scolarité, le programme offre aux enfants la possibilité d’apprendre à exprimer leurs sentiments et leurs pensées, à mieux se connaître et à mieux s’accepter mutuellement. Il favorise ainsi l’émergence d’attitudes constructives, soutenant des environnements scolaires plus apaisés et inclusifs.

Reconnu au niveau national, le ProDAS est inscrit dans le répertoire de Santé publique France des interventions probantes ou prometteuses en matière de prévention et de promotion de la santé.

Une journée d’échanges pour célébrer 20 ans d’action

À l’occasion de ses 20 ans de déploiement local, le Planning familial 13 à organisé le mercredi 3 décembre, une journée de rencontre et d’échanges professionnels. Cela a permis de réaffirmer notre engagement à poursuivre ce travail essentiel auprès des enfants et des jeunes, en collaboration avec les équipes éducatives et les partenaires du territoire.

Les enseignants et enseignantes ayant mis en place le ProDAS ont souligné les effets bénéfiques autant pour les élèves que pour l’équipe pédagogique.

Enseignante de CE1 : « J’ai enfin pu donner la place qu’elle mérite à la dimension du vivre ensemble dans notre métier. Ces points du programme étant difficiles à mettre en œuvre, le ProDAS a permis aux enfants de grandir dans leurs interactions et leurs comportements civiques. Je laisse plus de place à l’expression de chacun, à la négociation, et je pose un regard plus positif sur eux. »

« Au sein de l’équipe, les relations ont évolué aussi : ce sont les mêmes effets qu’avec les élèves. Il y a une meilleure cohésion ; on partage de nouvelles valeurs, de nouvelles façons d’agir ; nous parlons le même langage. »

Les témoignages montrent à quel point le ProDAS constitue un outil puissant de transformation, non seulement pour les enfants mais aussi pour les adultes qui les accompagnent.

L'enjeu aujourd'hui est de favoriser l'implantation et le déploiement du programme sur de nouveaux territoires, en continuant à former de nouveaux opérateur, à sensibiliser les futurs enseignants et enseignantes des écoles et de l’instaurer dans les autres associations départementales du Planning Familial.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo récapitulative de cette journée ci dessous :