Nos actualités associatives

L’assemblée générale approche, adhérez si ce n’est pas déjà fait !

L’Assemblée générale du Planning Familial 13 approche, elle aura lieu ce vendredi 19 juin à 18h dans les locaux du Planning ! Nous vous y attendons nombreux et nombreuses.

C’est aussi le moment d’adhérer ou de renouveler son adhésion pour 2026 afin de participer à la vie de l’association et soutenir ses actions.

Pourquoi adhérer ?

Adhérer au Planning Familial 13, c’est avant tout soutenir un mouvement féministe, militant et indépendant, engagé dans la défense des droits sexuels et reproductifs, la lutte contre les violences, les discriminations et toutes les formes d’oppression.

Les adhésions permettent au Planning de préserver son indépendance, de développer et pérenniser ses actions, de porter plus fortement ses positions dans le débat public et de continuer à accompagner les personnes qui en ont besoin.

Adhérer, c’est aussi affirmer son soutien à une société plus égalitaire, à la défense des droits des femmes et des minorités de genre, à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi qu’aux combats pour l’accès à l’avortement, à la contraception et à l’éducation à la sexualité.

Dans un contexte politique marqué par des remises en question des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, soutenir des associations comme le Planning Familial est plus que jamais essentiel.

À quoi sert l’Assemblée générale ?

L’Assemblée générale est un moment important de la vie associative. Elle permet de faire le bilan des actions menées, d’échanger autour des projets à venir, de réfléchir collectivement aux enjeux militants et politiques actuels et de participer aux orientations de l’association.

C’est aussi un espace de rencontre, de discussion et de mobilisation collective.

Adhérer, c’est aussi participer

Le Planning Familial 13 est un lieu de réflexion, de transmission et d’action collective. Si une grande partie des projets est portée par l’équipe salariée, de nombreuses initiatives existent grâce à l’implication des bénévoles et des adhérent·es.

Les actions menées sont multiples : accompagnement autour de l’IVG, stands d’information et de prévention, débats et projections, animation des réseaux sociaux et du site internet, groupes de discussion, formations ou encore actions militantes de terrain.

Le Planning reste également ouvert aux nouvelles propositions et aux envies d’engagement. Chacun et chacune peut participer à l’organisation d’événements, proposer des groupes de parole, imaginer des actions de sensibilisation ou soutenir certaines luttes spécifiques.

Adhérer, c’est se tenir informer

L’adhésion permet également de recevoir les actualités du Planning Familial 13 : événements, formations, manifestations, rencontres, projections, stages d’autodéfense, débats ou actions menées avec des partenaires associatifs et militants.

Autant d’occasions de se rencontrer, d’échanger, de réfléchir ensemble et de faire vivre les luttes féministes au quotidien.

Les adhésions contribuent directement au maintien et au développement des actions de l’association, notamment l’accueil et l’accompagnement des personnes, les interventions en milieu scolaire, les actions de prévention ou encore le soutien à la caisse de solidarité pour les avortements hors délais.

Adhérer, c’est donner de la force à un mouvement collectif et permettre au Planning Familial 13 de continuer à agir sur le terrain.

Adhérer en 2026

Le bulletin d’adhésion est disponible auprès du Planning Familial 13 et l’adhésion peut également se faire en ligne via HelloAsso.

(Pour les particuliers, l’adhésion ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé, dans la limite prévue par la législation en vigueur.)

Les 70 ans du Planning Familial : une histoire de luttes, de droits et de résistances

Cette année, le Planning Familial célèbre ses 70 ans d’existence ! Soixante-dix années de combats pour les droits sexuels et reproductifs, pour l’accès à la contraception et à l’IVG, pour l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, mais aussi pour l’émancipation et l’autonomie de toutes et tous.

À l’heure où les attaques politiques et les coupes budgétaires fragilisent les associations de terrain, cet anniversaire rappelle une réalité essentielle : le Planning Familial n’est pas seulement une association historique, c’est une mission de service public, un réseau militant vivant et un acteur incontournable de la défense des droits.

Une histoire née de l’urgence sociale

Pour comprendre la création du Planning Familial, il faut revenir au contexte des années 1950. Depuis la loi de 1920, la « provocation à l’avortement » ainsi que toute propagande anticonceptionnelle sont interdites en France. Non seulement l’IVG est illégale, mais il est également interdit d’informer sur les moyens contraceptifs.

Cette politique nataliste plonge de nombreuses femmes et familles dans des situations dramatiques. En 1955, la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé prend publiquement position après un fait divers tragique : l’affaire des époux Bac. Ce couple précaire est poursuivi après la mort de leur nourrisson, dans un contexte d’épuisement, de grossesses rapprochées et de grande détresse sociale. La mère, confrontée à une dépression post-partum alors qu’elle attend son cinquième enfant, laisse mourir son bébé faute de pouvoir faire face.

Lors du procès, la gynécologue défend le couple et dénonce la responsabilité de la loi de 1920 dans ces drames. Dans son cabinet, elle voit également les conséquences des avortements clandestins, qui mettent quotidiennement en danger la santé et la vie des femmes.

En 1956 naît alors « La Maternité Heureuse », ancêtre du Planning Familial. Le mouvement rassemble principalement des femmes issues de milieux bourgeois et intellectuels, souvent mères de famille, qui revendiquent le droit pour les couples de choisir le moment de leurs grossesses. À cette époque, le terme de féminisme n’est pas encore revendiqué publiquement, notamment pour des questions de respectabilité sociale. Pourtant, les questions de liberté, d’autonomie des femmes et d’indépendance traversent déjà leurs réflexions.

Le mouvement s’appuie progressivement sur des réseaux militants, laïques, protestants, francs-maçons, ainsi que sur des professionnel·les de santé. Dès la fin des années 1950, il devient une fédération d’associations départementales rattachée à un mouvement international.

Les premiers centres : informer malgré l’interdit

En 1961, le premier centre de Planning Familial ouvre à Grenoble. Ces lieux accueillent des femmes et des couples pour les écouter, les informer et les accompagner. Les personnes sont d’abord reçues par des hôtesses d’accueil qui assurent écoute et conseil, avant des consultations avec des médecins.

À cette époque, certains contraceptifs sont encore commandés à l’étranger : l’action du Planning Familial reste semi-clandestine. Très vite, le mouvement se développe sur l’ensemble du territoire avec l’ouverture de centres et l’augmentation du nombre d’adhérentes et d’adhérents.

Le Planning Familial porte alors une revendication centrale : permettre l’accès à une contraception choisie et à une information fiable.

Une association militante et féministe

Dans les années 1960, le Planning Familial mène une lutte décisive pour la légalisation de la contraception. La loi Neuwirth de 1967 constitue une victoire importante, même si ses limites déçoivent une partie des personnes qui militent : les contraceptifs ne sont pas remboursés et les personnes mineures de moins de 20 ans restent exclues.

Dans les années 1970, le mouvement poursuit son engagement pour l’accès effectif à la contraception, à l’IVG et à l’éducation sexuelle. Le Planning Familial devient alors un acteur majeur des luttes féministes.

Le féminisme est officiellement inscrit dans les statuts du Mouvement Français pour le Planning Familial en 1983. À partir des années 1980, de nouvelles thématiques émergent : prévention du VIH et des IST, lutte contre les violences, défense des droits LGBTQIA+, accueil inconditionnel de toutes les personnes, y compris les personnes trans.

Le Planning Familial reste aujourd’hui un tissu militant vivant, présent dans les mobilisations féministes et engagé sur les questions de genre, d’égalité et de droits.

Un réseau indispensable

Le Planning Familial représente aujourd’hui plus de 2 000 personnes, qu’elles soient militantes, salariées et bénévoles partout en France. C’est une importante tête de réseau, un maillage territorial essentiel et un acteur de première ligne sur les questions de contraception, d’IVG et d’éducation à la sexualité.

L’association remplit une véritable mission de service public :

  • accès à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ;
  • accès aux droits sexuels et reproductifs ;
  • accompagnement autour de la contraception et de l’IVG ;
  • accueil, écoute et orientation des personnes ;
  • prévention des violences et des discriminations.

Mais le Planning Familial est aussi une association militante qui porte des plaidoyers, participe aux mobilisations et défend une vision féministe de la société.

Des attaques politiques et budgétaires inquiétantes

Malgré son rôle essentiel, le Planning Familial fait aujourd’hui face à des menaces importantes.

Dans plusieurs territoires, des coupes budgétaires fragilisent les structures locales. Dans la Drôme, par exemple, la réduction des financements départementaux entraîne la fermeture de Centres de Santé Sexuelle et une diminution des moyens alloués au Planning Familial.

Ces décisions ne sont pas anodines. Elles touchent directement l’accès aux droits des personnes bénéficiaires.

Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a plus d’association de proximité ? Plus de lieu d’écoute ? Plus d’accompagnement pour les jeunes, les femmes, les personnes précaires ou isolées ?

Le financement local constitue aujourd’hui le levier pour de nombreuses associations départementales.

Ces attaques s’inscrivent également dans un contexte plus large d’offensives politiques nationales et internationales contre les droits sexuels et reproductifs. Les questions d’éducation à la sexualité, de genre ou encore les débats autour des prétendues « théories du genre » sont devenus des fronts d’attaque récurrents.

Pourtant, depuis 70 ans, le Planning Familial continue de défendre l’accès aux droits, l’autonomie des personnes et l’égalité.

Continuer à lutter

Depuis 70 ans, le Planning Familial évolue et se transforme tout en restant fidèle à son engagement historique : permettre à chacune et chacun de disposer librement de son corps, de ses choix et de sa vie.

Aujourd’hui encore, l’association joue un rôle majeur dans les luttes féministes, la défense de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), l’accès à la contraception et à l’IVG, ainsi que l’accueil inconditionnel de toutes les personnes.

Face aux attaques politiques, aux offensives contre les droits sexuels et reproductifs et aux fragilisations budgétaires des associations de terrain, le Planning Familial demeure un maillage indispensable sur les territoires. Soutenir le Planning Familial, c’est défendre un accès égalitaire aux droits, à l’information, à la santé et à l’émancipation, tout en rappelant qu’aucun droit n’est définitivement acquis.

L’EVARS : pourquoi former à la vie affective, relationnelle et sexuelle ?

Depuis les années 1970, Le Planning Familial intervient dans les écoles, collèges, lycées, Maisons Familiales et Rurales ou encore Instituts Médico-Éducatifs pour animer des séances d’éducation à la sexualité.

Ces temps d’échange, adaptés à l’âge des enfants et des jeunes adultes, ont pour objectif de compléter l’éducation donnée par les familles, de les aider à faire le tri parmi les nombreuses informations qu’ils et elles reçoivent, et de leur offrir un espace de parole fondé sur la confiance, l’écoute et la confidentialité.

À la rentrée 2025, un nouveau programme national est entré officiellement en application : l’EVAR/EVARS. Il marque une reconnaissance institutionnelle forte de l’importance de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle mais aussi du besoin de former les professionnels de l’Éducation nationale à ces enjeux.

EVAR, EVARS : de quoi parle-t-on ?

Le programme national distingue désormais deux volets complémentaires :

> L’EVAR (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle) pour l’école maternelle et élémentaire ;

> L’EVARS (Éducation à la la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité) pour le collège et le lycée.

Ce programme s’inscrit dans le cadre défini par Organisation mondiale de la Santé et par la Convention internationale des droits de l’enfant, qui rappellent l’obligation des États de protéger les enfants, notamment contre les violences et les abus sexuels.

L’éducation à la vie affective et sexuelle ne relève donc pas uniquement d’un “plus” éducatif : elle touche directement :

  • au droit à la santé,
  • au droit à l’information,
  • au droit à l’éducation,
  • et au droit de disposer librement de son corps.

Elle constitue aussi un levier essentiel pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, prévenir les discriminations, favoriser l’égalité entre les genres et les orientations sexuelles, et permettre aux jeunes de construire des relations respectueuses et consenties.

Une obligation légale encore trop peu appliquée

La loi du 4 juillet 2001 prévoit déjà trois séances annuelles d’éducation à la sexualité par niveau scolaire, de l’école au lycée. Pourtant, dans les faits, cette obligation reste encore très inégalement appliquée sur le territoire.

Cette question apparaît d’autant plus importante que plusieurs études montrent que les premières violences sexuelles surviennent souvent très tôt dans l’enfance. L’âge moyen des premières violences sexuelles se situe autour de 8 à 9 ans selon plusieurs enquêtes de santé publique, alors même que les discussions autour de la sexualité restent souvent tardives dans les parcours scolaires.

L’enjeu est donc aussi préventif : donner aux enfants des mots, des repères et des ressources pour comprendre ce qu’ils vivent, identifier des situations de violence et savoir vers qui se tourner.

Comment se déroulent les séances ?
Les interventions proposées par le Planning Familial reposent sur une démarche d’éducation populaire : chaque personne est considérée comme porteuse de savoirs construits à partir de ses expériences et de ses représentations.

Les séances se font en présence d’un ou d’une enseignante de l’établissement, elles durent généralement entre 1h et 2h, elles peuvent se faire en classe entière ou en demi-groupe, en groupes mixtes ou non.

Les questions abordées sont d’abord celles des enfants et des jeunes eux-mêmes, mais les personnes qui animent peuvent également ouvrir la discussion à partir de différents supports ou thématiques.

Parmi les sujets fréquemment abordés :

  • le consentement,
  • les relations affectives,
  • les stéréotypes de genre,
  • le sexisme et l’homophobie,
  • la prévention du VIH et des IST,
  • la contraception et l’IVG,
  • les violences sexuelles,
  • les usages d’internet et des réseaux sociaux,
  • ou encore les représentations véhiculées par la pornographie.

Ces espaces permettent de poser des questions sans jugement, d’apprendre à écouter les autres et de développer un regard critique sur les normes sociales et les informations circulant en ligne.

Former aussi les professionnels

L’un des enjeux majeurs du nouveau programme EVAR/EVARS est également la formation des personnels éducatifs.

Dans ce cadre, le Planning Familial participe déjà à des formations destinées aux pros de l’Éducation nationale sur la base du volontariat des personnes en lien avec les académies et les structures de formation.

Les objectifs sont notamment de comprendre le programme EVAR/EVARS et sa progressivité, d’adopter une posture professionnelle adaptée, d’inscrire son action dans un cadre éthique et réglementaire et d’intégrer les enjeux d’égalité dans les pratiques éducatives.

Pour autant, le Planning Familial maintient que l'intervention d’une personne extérieure lors de ces séances apparaît souvent précieuse pour permettre une parole différente, parfois plus libre, sur ces sujets sensibles.

Et les parents dans tout ça ?
Parler de vie affective et sexuelle avec ses enfants n’est pas toujours simple. Pourtant, il est essentiel que les jeunes puissent trouver des réponses adaptées à leurs questions.

Les parents peuvent participer à des temps d’échange organisés avec les établissements scolaires, venir parler de leur difficulté lors des permanences du Planning Familial, ou simplement être accompagnés pour trouver des mots adaptés selon l’âge de leur enfant.

L’éducation à la vie affective et sexuelle concerne toute la communauté éducative !

Aller plus loin

> Programme EVAR/EVARS sur Éduscol
> Parlons Sexualités
> Le Planning Familial

WEBINAIRES GRATUITS À DESTINATION DES PROFESSIONNEL·LE·S DE SANTÉ

Le Planning Familial des Bouches-du-Rhône, grâce au soutien de l'Agence Régionale de Santé, organise 4 webinaires à destination des professionnel.le.s de santé dans le but de les sensibiliser à différents enjeux de la santé sexuelle.

Les webinaires porteront sur les sujets suivants :

Le jeudi 17 septembre de 18h à 20h - Contraception : S'adapter à la personne et aux demandes émergentes de contraception.

  • Identifier les représentations et les normes contraceptives
  • S’informer sur les enjeux d’accompagnement concernant les contraceptions testiculaires, définitives et dites « naturelles »
  • Repérer, dans l’accompagnement contraceptif, la complémentarité entre soignant.es et conseillèr.e.s du Planning Familial 13

Le jeudi 24 septembre de 18h à 20h -Transidentités : Améliorer l’accompagnement des personnes trans et en questionnement de genre dans le soin.

  • Identifier les représentations sur les personnes trans et  l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • S’informer sur la transidentité et sur les postures favorables à l’accompagnement des personnes trans
  • Découvrir des structures et dispositifs ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Le jeudi 1er octobre de 18h à 20h - Grossophobie : Améliorer l’accompagnement des personnes grosses dans le soin.

  • Identifier les représentations sur les personnes grosses et l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • S’informer sur le vécu des personnes concernées et repérer les enjeux d’un accueil inclusif
  • Découvrir les ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Le jeudi 8 octobre de 18h à 20h - Handicap : Favoriser l’accès à la santé sexuelle des personnes en situation de handicap.

  • Identifier les représentations sur les personnes en situation de handicap et  l'impact que celles-ci peuvent avoir sur leur santé
  • Repérer les enjeux de l’accompagnement et les éléments de cadre légal
  • Découvrir des structures et dispositifs ressources pour orienter les patient.es et enrichir sa pratique

Lien vers l'inscription

Faire une IVG au Planning Familial : un droit, un choix, notre combat

Aujourd'hui, l’avortement reste un sujet de société qui suscite débats, tensions et prises de position. Pourtant, une réalité demeure : chaque personne est libre de disposer de son corps et de ses choix.

Au Planning Familial, nous défendons un accès à l’IVG libre, gratuit et sans restriction pour toutes et tous. Ce combat est historique, mais en 2026, il reste plus que jamais nécessaire.

Un peu d’histoire : de l’ombre à la Constitution

Le droit à l’avortement en France est le fruit de luttes longues et courageuses. En 1971, 343 femmes signent un manifeste en déclarant avoir avorté alors que cela était illégal, brisant le silence et le tabou. Quelques années plus tard, en 1975, la loi portée par Simone Veil dépénalise l’IVG.

Les avancées se poursuivent ensuite : en 2013, l’intervention est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie. En 2022, le délai légal est allongé à 14 semaines de grossesse et le délai de réflexion est supprimé, facilitant l’accès effectif à ce droit.

Le 4 mars 2024 marque une étape historique supplémentaire avec l’inscription de la « liberté garantie » d’avorter dans la Constitution française. Une reconnaissance forte, qui protège ce droit face aux remises en question.

Un pas de plus en Europe : “My Voice, My Choice”

Début mars 2026, la Commission européenne a adopté l’initiative citoyenne “My Voice, My Choice”. Cette avancée vise à soutenir les personnes qui ne peuvent pas avorter en toute sécurité dans leur pays, en facilitant leur accès aux soins dans un autre État membre.

Cependant, cette décision reste incomplète. Si les États sont désormais autorisés à mobiliser des fonds sociaux européens pour financer ces parcours, aucun budget spécifique n’a été alloué. La mise en œuvre dépend donc de la volonté politique de chaque pays.

Le risque est réel : certains États pourraient refuser d’utiliser ces financements pour l’IVG. Le combat continue donc pour transformer ce soutien symbolique en un droit réellement accessible.

L’IVG en pratique : ce qu’il faut savoir

En France, l’IVG est aujourd’hui gratuite, accessible sans justificatif et peut être réalisée de manière anonyme, y compris pour les personnes mineures.

Deux méthodes existent :

  • l'IVG médicamenteuse repose sur la prise de deux médicaments à 24 à 48 heures d’intervalle, permettant d’interrompre la grossesse ;
  • l'IVG instrumentale est pratiquée en établissement de santé et consiste en une aspiration du contenu de l’utérus sous anesthésie.

Il est important de le rappeler : l’avortement n’est pas un échec de parcours ! La majorité des personnes ayant recours à une IVG utilisaient un moyen de contraception. Et au cours de leur vie, une femme sur trois y aura recours.

En 2024, plus de 251 000 IVG ont été réalisées en France. Ces chiffres montrent que les IVG font partie des réalités de vie, et ne sont pas des exceptions.

L'accompagnement au Planning Familial 13

Le Planning Familial de Marseille est à la fois un lieu d’écoute et un centre de santé sexuelle. Des conseillères conjugales et familiales y assurent des permanences, tandis que des médecins, gynécologues et sages-femmes proposent des consultations médicales.

Lorsqu’une personne souhaite réaliser une IVG au Planning, elle est d’abord reçue pour un entretien avec une conseillère. Cet échange permet d’aborder la situation, de répondre aux questions et d’accompagner la décision.

Les IVG médicamenteuses sont ensuite réalisées chaque semaine lors d’une matinée dédiée. L’accueil débute par un temps collectif d’échange, pensé comme un espace de parole et de soutien, avant une consultation médicale individuelle au cours de laquelle le premier médicament est administré.

Si une personne ne souhaite pas participer au temps collectif, une orientation vers un autre établissement peut être proposée afin de respecter au mieux ses besoins.

Les personnes mineures peuvent également être accompagnées dans le respect du secret. Le Planning Familial dispose d’un réseau de bénévoles formés pouvant accompagner à l’hôpital et représenter la personne majeure requise, afin de garantir un accès effectif à ce droit.

Les conseillères du Planning Familial répondent aussi à toutes vos questions de manière confidentielle par téléphone au 0 800 08 11 11, un numéro anonyme et gratuit, du lundi au samedi de 9h à 20h.

IVG en delais depassés : Parlons-en !

Malgré le cadre légal, certaines personnes dépassent le délai de 14 semaines. Cette situation concerne chaque année au moins 5 000 personnes en France, bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Dans ces cas-là, des solutions existent à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en Espagne, où les délais sont plus longs. Mais ces démarches impliquent des coûts importants, ainsi qu’une organisation souvent lourde et éprouvante.

Pour répondre à cette réalité, le Planning Familial a mis en place une Caisse IVG hors délais. Celle-ci permet d’aider à financer les déplacements et les interventions, afin que le manque de moyens ne soit pas un obstacle à l’accès à l’IVG.

Soutenir la Caisse IVG hors délais

Cette caisse repose sur un principe simple : la solidarité. Elle est alimentée par les dons des personnes adhérentes et des sympathisantes, qui souhaitent soutenir ce droit.

Il est possible de contribuer en ligne via HelloAsso, de manière ponctuelle ou mensuelle. Les dons peuvent également être effectués par chèque à l’ordre du Planning Familial 13, en précisant “Caisse de solidarité”, ou en espèces directement au local situé au 106 boulevard National à Marseille.

Soutenir cette caisse, c'est permettre à des personnes de faire un choix qui leur appartient,

quelles que soient leur ressources. 

Des événements sont régulièrement organisés pour soutenir cette caisse et créer des espaces de rencontre ! Ces moments sont l’occasion de s’informer, d’échanger et de contribuer à cette mobilisation collective.

Pour suivre les prochains événements et les actualités, le Planning Familial partage toutes les informations sur ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram.

Lien vers Caisse IVG Délais Dépassés : Solidarité pour les avortements hors délai en 2026

Rappel juridique

En France, entraver une IVG, c’est-à-dire tenter d’empêcher ou de dissuader une personne d’y recourir, constitue un délit. La loi prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Votre choix est un droit, et il est protégé !

Pour aller plus loin:
  • Le podcast Parler d’IVG
  • Les films "Levante" réalisé par Lillah Halla et "Une affaire de femmes" réalisé par Claude Chabrol
  • Le documentaire "Simone Veil, une loi au nom des femmes" réalisé par Dominique Missika

 

 

Au Planning Familial : un accueil inconditionnel pour toutes et tous

Au Planning Familial, une idée guide chacune de nos actions : tout le monde doit pouvoir être accueilli, écouté et accompagné, sans condition.

Cela signifie concrètement que chaque personne peut pousser la porte, quels que soient son âge, son orientation sexuelle, son identité de genre, sa situation administrative ou sociale, ses avis politiques. Il n’est pas nécessaire d’avoir une carte vitale, un titre de séjour ou même des ressources financières. Les consultations sont gratuites et peuvent être anonymes, notamment pour les personnes mineures, qui peuvent venir sans autorisation parentale.

Cet accueil repose sur des principes simples mais essentiels : le non-jugement, le respect des choix et la confidentialité. Ici, chaque personne peut parler librement de sa vie affective, relationnelle et sexuelle, qu’il s’agisse de contraception, de grossesse, d’IVG, d’infections sexuellement transmissibles, de violences ou encore de questionnements liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Un lieu ouvert, inclusif et engagé

Le Planning Familial est un espace ouvert à toutes et tous, y compris aux personnes LGBTQIA+. Les équipes sont formées pour accueillir des publics variés, qu’il s’agisse de jeunes, de personnes exilées, de personnes en situation de handicap ou encore de personnes en questionnement sur leur identité de genre.

Une attention particulière est portée à l’accessibilité, avec du matériel médical adapté aux personnes grosses et aux personnes en situation de handicap, ainsi que la possibilité de recourir à des services d’interprétariat si nécessaire.

Cette approche permet à chaque personne de se sentir légitime à venir, quelle que soit sa situation, et de bénéficier d’un accompagnement respectueux et adapté.

Le cabinet médical : une prise en charge complète de la santé sexuelle

Le Planning Familial de Marseille ne se limite pas à un lieu d’écoute. C’est aussi un centre de santé sexuelle où des professionnelles expérimentées assurent un suivi médical.

Il est possible d’y accéder à l’ensemble des soins liés à la sexualité et à la santé reproductive. Les consultations permettent notamment d’aborder les questions de contraception, y compris les méthodes dites masculines, de réaliser un suivi gynécologique, d’accéder à une IVG, d’effectuer des dépistages d’infections sexuellement transmissibles ou encore d’entamer un parcours d’hormonothérapie.

Lors d’une première consultation, notamment pour une contraception, un temps d’échange est toujours proposé. Ce moment permet de prendre en compte l’âge, la santé, le mode de vie et les éventuels projets de grossesse. Les professionnelles présentent ensuite les différentes options possibles afin de permettre un choix éclairé, adapté à chaque situation.

L’objectif est simple : garantir un accès à une information fiable, à des soins de qualité et à un accompagnement dans la durée, si la personne le souhaite.

Pourquoi venir au Planning Familial ?

Venir au Planning Familial, c’est faire le choix d’un lieu où l’on peut être écouté sans jugement, mais aussi bénéficier d’un cadre particulièrement accessible.

Les délais de rendez-vous sont généralement rapides, les consultations sont gratuites et la confidentialité est garantie. Les équipes sont formées pour accompagner une grande diversité de situations, y compris les plus complexes, et peuvent proposer dans certains cas un suivi sur le long terme.

Cette approche globale fait du Planning Familial un espace unique, à la fois médical, social et militant, où les droits et les choix des personnes sont au cœur de l’accompagnement.

Informations pratiques

  • Les permanences d'écoute se font sans rendez-vous le mardi, mercredi et vendredi et sur rendez-vous le lundi et jeudi.
  • Les permanences médicales se font sur rendez-vous, à prendre par téléphone ou directement sur place. Le cabinet est ouvert du lundi au jeudi de 14h à 17h, et le vendredi de 9h à 12h.

Vous pouvez contacter l’équipe au 04.91.91.09.39.

 

Un réseau engagé partout en France

Le Planning Familial fait partie d’un réseau d’associations présent en métropole et en Outre-mer. Partout, la même mission : défendre l’accès à la santé sexuelle et reproductive, et permettre à chaque personne de faire ses propres choix, en toute liberté.

Pour aller plus loin :

Retour sur le 8 mars 2026 : une mobilisation historique

Ce dimanche 8 mars 2026 restera comme une journée de mobilisation exceptionnelle pour les droits des femmes et des minorités de genre.

Dans un contexte politique particulièrement lourd, marqué par les suites des procès Pelicot, la médiatisation croissante des violences sexistes et sexuelles de l’affaire Epstein, et des conflits armés à l’échelle mondiale, la réponse a été massive. Partout en France, près de 200 000 personnes ont manifesté. À Marseille, nous étions 20 000 à faire vibrer la Canebière, dans un élan collectif, déterminé et solidaire.

“Nos corps ne sont pas des champs de bataille”

Au cœur des cortèges, les slogans ont résonné avec force. Face aux violences, à leur instrumentalisation politique et aux oppressions systémiques, le message était clair : nos corps nous appartiennent.

Cette mobilisation a porté des voix multiples, mais unies par des valeurs communes : féministes, antifascistes, antiracistes et solidaires. Elle a rappelé que les luttes pour les droits des femmes et des minorités de genre sont indissociables des combats contre toutes les formes de domination.

Le Planning Familial 13 s’est investi dans l’organisation de cette journée. Présent au sein de la Zone d’Occupation Féministe installée au Vieux-Port, nous avons tenu un stand tout l’après-midi, de 14h à 16h.

Cet espace a été un véritable lieu de rencontres et d’échanges. Entre prises de parole, chants engagés et performances artistiques, notamment de danse, il a permis de faire vivre un féminisme ancré dans le collectif, la culture et la transmission.

Des salariées ont également pris la parole sur Radio Galère pour dénoncer les violences d’État et rappeler l’urgence de défendre l’accès aux droits, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

Faire front face aux tentatives d’intimidation

Si la journée a été marquée par une forte solidarité, elle n’a pas été exempte de tensions. Des groupuscules d’extrême droite, notamment Némésis et Nous Vivrons, ont tenté de perturber la mobilisation plus tôt dans la journée.

Des heurts ont éclaté sur la Canebière, entraînant des interventions policières pour séparer les différents groupes. Ces tentatives d’intimidation n’ont cependant pas entamé la détermination des manifestants et manifestantes.

Au contraire, elles rappellent une réalité : face à la montée des discours réactionnaires, l’union de nos luttes est plus que jamais nécessaire. 

Du 8 mars 1982 à aujourd’hui : un combat toujours d’actualité

Si le 8 mars est officiellement reconnu en France depuis 1982, sous l’impulsion d’Yvette Roudy et de François Mitterrand, il ne s’agit pas d’une journée de célébration, mais bien d’une journée de lutte.

En 2026, le mot d’ordre porté à l’échelle internationale fait écho à cette réalité : « Droit. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ».

Car au-delà des avancées législatives, les obstacles restent nombreux. Les lois peuvent exister, mais leur application est souvent fragilisée par le manque de moyens, les inégalités territoriales et des normes sociales persistantes. À Marseille, nous le constatons chaque jour : sans services publics solides, sans financements pérennes pour les associations, les droits restent théoriques.

Aujourd’hui, plusieurs structures essentielles sont menacées. Le centre de santé communautaire Le Château en Santé en est un exemple concret. Dans le même temps, les associations comme le Planning Familial subissent des incertitudes budgétaires.

Ces fragilisations ne sont pas anodines : elles remettent directement en cause l’accès effectif aux droits, car sans lieux d’accueil, sans professionnels formés, sans accompagnement accessible, le droit de disposer de son corps devient une illusion.

Pourquoi faire grève un dimanche ?

Le dimanche, une grande partie des activités essentielles repose sur des travailleuses : dans le soin, l’aide à la personne, le ménage, la vente. À cela s’ajoute le travail domestique, invisible et non rémunéré, encore largement assumé par les femmes. Faire grève le 8 mars, même un dimanche, c’est rendre visible ce travail indispensable. C’est montrer que lorsque les femmes s’arrêtent, c’est toute la société qui ralentit.

La mobilisation ne s’est pas limitée au dimanche. Dès la veille, le samedi 7 mars au soir, un rassemblement s’est tenu au Vieux-Port. Ce moment a permis d’honorer la mémoire des personnes victimes de violences. Le bilan de l’année 2025 est particulièrement alarmant : 165 féminicides recensés, 25 personnes trans mortes de mort violente, ainsi que de nombreuses victimes de crimes racistes, islamophobes et de violences d’État, souvent invisibilisées.

Ces chiffres rappellent une évidence : le 8 mars n’est pas une fête. C’est une journée de mémoire, de colère et de mobilisation.

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Pour aller plus loin :

Nous sommes fortes, nous sommes fières, antisionistes antifascistes, contre vos guerres ! 

Retour sur les mobilisations féministes du 8 mars 2026

 

Le 8 mars, le PF13 marche à Marseille !

 

APPEL A MANIFESTER DE L'INTER-ORGA FEMINISTE MARSEILLAISE :

Marseillais.es, rejoignez la grève générale féministe ! Marchons pour un féminisme révolutionnaire, anti-militariste, anti-impérialiste et antifasciste !

Dans le monde entier, la situation politique est marquée par le retour des guerres impérialistes et la montée de l’extrême droite, ce qui impacte les femmes et les minorités de genre. Les réactionnaires attaquent notre droit à disposer de nos corps en imposant des politiques austéritaires, anti-avortement, natalistes et autoritaires. De Milei à Orban, de Trump à Poutine, les offensives violentes se multiplient, comme la chasse aux personnes migrantes et LGBTI aux Etats Unis.

En France, Macron parle de « réarmement démographique » après avoir mené des campagnes de stérilisation à Mayotte en 2023. Il nous somme de faire des enfants dans un pays où 4000 postes d'enseignant·es ont été supprimés en 1 an, où la police tue les enfants des quartiers populaires, où les pédocriminels sont multi-récompensés, où l'on menace l'accès aux soins pour les enfants trans, et où le chef d'état major des armées nous demande d'accepter de perdre nos enfants pour leurs guerres. Nos corps ne seront pas l'outil de leurs politiques mortifères et nous ferons des enfants si on veut, quand on veut.

La constitutionnalisation de l'IVG n'est qu'une vitrine. L'austérité détruit concrètement le droit à disposer de nos corps : baisse des subventions des Plannings familiaux, casse de l’hôpital public, fermeture de maternités et de centres de santé reproductive. À Marseille, le centre de santé communautaire du Château en Santé est menacé de perdre la moitié de ses subventions.
Hôpitaux, Ehpad, crèches, écoles : ces métiers dits « essentiels » sont méprisés, sous-financés et soumis à des logiques de marché. Salaires indignes, conditions de travail intenables et pression permanente produisent des violences structurelles. Ce sont des femmes précaires, racisées et les minorités de genre qui sont surreprésentées dans ces emplois, sans reconnaissance. Les travailleur·ses du soin exigent des salaires et des conditions de travail dignes. C’est de notre travail dont la société a besoin, pas des milliardaires. Sans ces tâches essentielles, la société s’arrête.

Au delà du droit à disposer de nos corps, nous sommes toujours les plus exploitées dans le monde du travail. Cette précarité renforce la dépendance économique et empêche trop souvent de fuir les violences conjugales. C'est pourquoi nous continuons inlassablement de rappeler les chiffres de la violence patriarcale : en 2025, 165 féminicides ont été recensés, dont 8 dans les Bouches-du-Rhône. En France, toutes les 7 heures, un homme tue ou tente de tuer sa conjointe ou ex-conjointe ; toutes les 2 minutes 30, un homme viole ou tente de violer une femme ; toutes les 3 minutes, un·e enfant est victime de violences sexuelles. Les violences sexistes, racistes, transphobes, validistes ou âgistes, se croisent et se renforcent.
L’essor de l’IA participe aussi à cette violence : consommation massive de ressources, destruction d’emplois, deepfakes sexuels, harcèlement sexiste, contenus masculinistes et surveillance généralisée.

Si les macronistes, main dans la main avec le PS, font des économies sur la santé et les services publics, c’est pour mieux financer l’armée et préparer la guerre. Pendant que l’éducation et l’université sont abandonnées, ce sont des services militaires qui sont financés, n’offrant plus qu’un avenir sombre à la jeunesse qui a perdu à la loterie Parcoursup. Ce discours guerrier s’appuie sur le nationalisme et la famille patriarcale, nourrissant les idées virilistes et racistes de l’extrême droite. À Marseille, maillon clé du dispositif militaire avec Eurolinks et le port de Fos, la grève des dockers a déjà montré sa capacité à enrayer cette machine de mort. La grève féministe doit bloquer la production et la logistique militaires.

Ces attaques s'accompagnent d'un durcissement autoritaire. En France, la répression s’intensifie, notamment contre les femmes et le mouvement féministe : perquisition de la librairie lesbienne Violette and Co pour un livre sur la Palestine, répression des femmes musulmanes à l’hôpital public, interdites de porter un calot, interdiction des manifs féministes de nuit. À Marseille, cette logique sécuritaire, réactionnaire, et raciste est visible : présence démultipliée de la police dans les rues, traque des personnes sans papiers, contrôle des vendeurs.ses de l'économie informelle, fermeture du marché du soleil et des épiceries de nuit, harcèlement de lieux queer comme le Boom et la Murisserie, menaces de supprimer les subventions pour les organisations utilisant l’écriture inclusive, interdictions de manifester en soutien à la Palestine et au Rojava, arrêt du projet de la Halte Soin Addiction, agrandissement de la prison des Beaumettes. Une victoire a été obtenue avec l'annulation de la fermeture de la mosquée des Bleuets. Mais l'islamophobie et l'antisémitisme explosent, nourris par des politiques racistes.

Nous ne pouvons rien attendre d’un appareil d'Etat punitiviste qui précarise massivement les femmes et minorités de genre, réprime nos luttes et couvre les auteurs de VSSG. Notre féminisme est anti-carcéral et anti-police : la prison et la police sont des outils de contrôle social qui ciblent en priorité les classes populaires et les personnes racisées. Nous devons nous organiser en dehors des logiques répressives de l’État. Cette répression vise aussi les travailleur·euses du sexe, notamment avec la loi de pénalisation des clients, qui accroît leur précarité et leur exposition aux violences. Nous exigeons son abrogation et demandons aux syndicats de revenir sur la prise de position unitaire en soutien à cette loi.

Nous dénonçons la récupération du féminisme à des fins racistes, fascistes et impérialistes : que ce soit pour justifier des ingérences en Iran, soutenir la politique coloniale et génocidaire d’Israël comme le fait l'organisation Nous Vivrons, ou pour traiter l’affaire Epstein sous des angles antisémites, comme le font certains groupes ou médias prétendant se réclamer du féminisme. Alors que l'Assemblée Nationale respecte une minute de silence pour un militant néo-nazi quelques semaines avant les élections municipales, nous pensons qu'il faut faire front contre le groupe identitaire pseudo-féministe Némésis et tous les fascistes partout où ils et elles essaieront de s'organiser. L’État n’est pas un rempart face aux fascistes, dont les cortèges sont systématiquement protégés par la police. Solidarité avec les femmes et les peuples du monde entier : en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, aux USA, au Rojava, en Afghanistan, au Turkestan Oriental, en Ukraine, en Kanaky, au Venezuela.

Comme nous défendons l'autodétermination des peuples, nous défendons l'autodétermination de nos corps et de nos identité, un investissement massif dans la santé et l'éducation, et le libre accès à la transition : dépsychiatrisée, déjudiciarisée, et prise en charge à 100 %. Nous luttons pour la dignité de chacun.e de vivre dans de bonnes conditions et dénonçons une loi sur la fin de vie qui masque l’abandon des politiques de soin et l’austérité imposée aux plus vulnérables. Nos luttes sont donc antivalidistes et transféministes ! Nous défendons un féminisme qui porte un projet politique pour toutes et tous : contre l’exploitation, toutes les oppressions et discriminations : raciste, sexiste, validiste, infantiste, putophobe et transphobe. Pour arracher tout ça, nous devons construire le rapport de force ! Notre stratégie : la grève ! Une journée de grève, c’est mettre à l’arrêt la société et interrompre le flux de la vie quotidienne. Le 8 mars 2026 est un dimanche, et ce sont majoritairement les femmes qui sont contraintes de travailler ce jour là, dans les secteurs du soin, de l'aide à la personne, du ménage et de la vente. Nous sommes essentiel·les, montrons-le en nous arrêtant. À nous de construire un monde féministe et de repenser l’organisation sociale de manière collective et solidaire. RDV au Vieux-Port à 14h le 8 mars pour une zone d'occupation féministe, puis manifestation ! TRAVAIL SALARIÉ, TRAVAIL DOMESTIQUE, SI ON S’ARRÊTE : LE MONDE S’ARRÊTE !