Compte-rendu de la réunion avec nos partenaires le 13 janvier 2009

La cellule de crise convoquée par M. Coiplet, directeur de la DDASS 13, s’est tenue le mardi 13 janvier en présence de représentants de tous nos financeurs (DDASS, DRASS, Conseil Général, Conseil Régional, Ville de Marseille, DRDFE, Assurance Maladie).

2 sujets étaient à l’ordre du jour :

1. Notre relogement

2. Le financement de nos permanences

Concernant la question des locaux, 2 pistes sont envisagées :

- Trouver des locaux appartenant à une collectivité qui pourraient être loués à des prix inférieurs au marché. Le CG et le CR présents à la réunion ont indiqué ne pas avoir de locaux disponibles. Pour la Ville, Mme Servant (élue au Patrimoine) va interroger ses services sur d’éventuelles possibilités. Sa seule proposition concrète était d’éclater nos activités (héberger le siège dans un petit local et des permanences dans différentes mairies de secteur, solution qui n’a pas été retenue pour préserver la cohérence de l’association). Les partenaires présents se sont engagés à poursuivre toutes les pistes possibles dans le mois qui vient afin de déterminer si cette mise à disposition de locaux est une option envisageable.

- Trouver des locaux au prix du marché (environ 120 euros/m2/ an soit un loyer de 48 000 euros / an contre 10 200 euros actuellement). M. Coiplet, a proposé que l’ensemble des partenaires financiers débloquent des crédits supplémentaires pour prendre en charge ce surcoût. La DDASS, le CR ont immédiatement donné un accord de principe. Le CG, le PRSP et l’assurance maladie doivent solliciter une réponse officielle de leurs structures mais ont envisagé positivement cette option. La DRDFE a d’ores et déjà sollicité une subvention exceptionnelle de l’Etat à ce sujet. La Ville de Marseille ne s’est pas prononcée officiellement (l’élue aux droits des femmes en charge du dossier ayant annulé sa participation à la dernière minute), mais a émis des réserves sur le montant de la subvention nécessaire pour financer ces nouveaux locaux. La Politique de la Ville (CUCS) s’est engagée à financer les travaux nécessaires pour adapter le nouveau local aux activités du Planning.

L’ensemble des partenaires présents a pris date pour une nouvelle réunion dans un mois, afin de faire le point sur la solution n°1, et éventuellement enclencher la solution n°2 en cas d’impasse de la 1ère.

Concernant les financements :

L’ensemble des financeurs présents s’est engagé à soutenir les actions du Planning en 2009, tout en soulignant le manque de visibilité pour 2010.

Concernant le cas particulier des permanences, M. Coiplet s’est engagé à faire remonter au niveau ministériel la nécessité de maintenir le soutien aux permanences en revalorisant leur montant. Il a sollicité l’ensemble des partenaires présents à faire remonter par leurs différentes voies hiérarchiques et politiques l’importance que l’Etat reste activement engagé dans le financement de cette activité. Néanmoins, à ce stade les crédits sont en baisse et rien ne peut garantir leur maintien pour l’activité de l’année 2009.

Conclusions :

Cette réunion a montré que le Planning des Bouches-du Rhône bénéficie d’un soutien réel de ces financeurs locaux, attachés au maintien de ses activités.

La question des locaux reste préoccupante puisque aucune solution concrète n’est trouvée à ce jour et que notre public est toujours à la rue. Néanmoins, la volonté forte affirmée par la plupart de nos partenaires aujourd’hui laisse entrevoir qu’une solution sera trouvée à moyen terme.

La question des financements est sans doute la plus problématique : les financements de l’Etat sont en forte baisse dès 2009 dans l’ensemble des secteurs santé/social dont dépendent nos activités, et la réforme à venir des Agence Régionale de Santé ne permet aucune visibilité sur les financements au delà de 2009.

Par ailleurs nos instances nationales (présidente, trésorière et secrétaire générale) étaient reçues le même jour par le secrétariat aux droits des femmes afin de d’évoquer la poursuite des financements du Planning au niveau national. Mme Létard les a rassurées en ce qui concerne le soutien de sa délégation.

Néanmoins, le financement spécifique de nos permanences qui est actuellement fortement menacé dépend de la DGAS (Mme Morano), un rendez-vous a été sollicité pour aborder avec elle ce point urgent.

Nous sommes donc loin du bout de nos peines.